16/10/2026 Conférence européenne des Président·e·s de Parlement
« Nous ne devons jamais oublier que derrière chaque décision politique se cachent des millions de personnes qui ont confiance en notre capacité à les protéger et à construire un horizon de paix », a déclaré Lorenzo Fontana, Président de la Chambre des députés italienne, en ouvrant un débat sur le renouveau de l’ordre international fondé sur des règles lors de la Conférence européenne des Présidentes et Présidents de Parlement. « Il est donc de notre devoir de veiller à ce que ces espoirs ne soient pas déçus, car la crédibilité de nos institutions se mesure également à notre capacité à transformer les règles en garanties, le dialogue en solutions et l’espoir de paix en un engagement concret ».
Numan Kurtulmuş, Président de la Grande Assemblée nationale de Türkiye, a appelé les parlements à jouer un rôle plus actif dans l’élaboration des règles internationales. « Si nous voulons construire un ordre international fondé sur des règles plus juste et plus crédible, les parlements doivent jouer un rôle actif dans l’élaboration, le débat et le soutien des nouvelles règles et dispositions nécessaires à cette fin ».
« L’ordre international n’a jamais été autonome. Chaque génération a dû le renouveler. La génération qui a mis en place les institutions d’après-guerre avait compris que la paix exigeait des règles, du dialogue et de la coopération », a fait remarquer Sir Lindsay Hoyle, Président de la Chambre des communes du Royaume-Uni.
Ágnes Forsthoffer, Présidente de l’Assemblée nationale hongroise, a souligné l’importance de la diplomatie parlementaire pour maintenir ouverts les canaux de communication. « La diplomatie parlementaire permet de maintenir le contact, même lorsque le dialogue entre les gouvernements devient difficile. Elle peut ainsi favoriser la médiation, le renforcement de la confiance et la résolution pacifique des conflits ».
Au-delà de l’Europe, Francis Scarpaleggia, Président de la Chambre des communes du Canada, a souligné comment les règles internationales peuvent limiter le pouvoir des États les plus puissants. « Nous savons que les petits acteurs comme nous ont tout à gagner à ce que les règles du jeu soient respectées, car si les puissants peuvent façonner ces règles, leur pouvoir est ensuite limité par l’obligation de s’y conformer ».