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Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains : « notre obligation juridique de prévenir l’exploitation ou les abus »

Theodoros Rousopoulos (Grèce, PPE/DC), Président de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l’APCE, a fait la déclaration suivante à l'occasion de la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains (18 octobre 2022) :

« Les conflits armés, le changement climatique, la récession économique et l'insécurité alimentaire ont multiplié le nombre global de personnes en mobilité. Cette année, après deux années de restrictions des voyages dues au Covid-19, l'Europe a connu une augmentation significative du nombre d'arrivées à ses frontières via la mer Méditerranée tout d’abord puis en Europe plus généralement.

Nombre de celles et ceux qui atteignent les États membres du Conseil de l'Europe dans de petites embarcations, dans des camions ou à pied en empruntant des itinéraires de contrebande sont trompés et exploités par des trafiquants d'êtres humains. Victimes d'abus financiers, physiques et psychologiques tout au long de leur parcours migratoire, ces personnes risquent également leur vie, car beaucoup périssent, trop souvent dans l’indifférence.

 

La Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains nous rappelle que les gouvernements, les parlements et les juridictions de toute l'Europe doivent faire davantage pour combattre cette forme moderne de traite des esclaves par les trafiquants d'êtres humains.

Selon la Convention européenne des droits de l'homme, les Etats membres ont l'obligation juridique de protéger la vie humaine et d'aider ceux qui ont besoin d'une protection internationale. Conformément à la Charte sociale européenne, la migration de travail doit constituer une voie de migration sûre grâce à des visas de travail et à une protection sociale, et ne doit pas conduire à une grave exploitation par le travail de milliers de travailleurs migrants sans papiers en Europe.

Les rapports du Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) peuvent être vitaux pour les personnes exploitées et maltraitées. Le Conseil de l'Europe et l'Union européenne devraient unir leurs forces pour aller au-devant de toutes les victimes de traite des êtres humains de manière effective sur notre continent. »