Constatant que les élections à la Douma d’Etat en Fédération de Russie, le 2 décembre 2007, et la campagne préélectorale à ce scrutin n’étaient ni équitables ni conformes aux engagements et aux normes du Conseil de l’Europe. Les observateurs des élections législatives ont formulé des critiques claires, signalant notamment le harcèlement des partis d’opposition, qui a été largement évoqué;
Considérant qu’en revanche, le meurtre de M. Farid Babayev, un candidat du parti Yabloko, à Makhatchkala, la capitale du Daghestan, a pratiquement été passé sous silence. L’on a tiré sur M. Babayev quand il rentrait chez lui le 21 novembre, et il est mort de ses blessures trois jours plus tard. M. Babayev était le principal candidat régional de son parti aux élections à la Douma d’Etat, et était connu pour son courage civique. Il avait dénoncé les violations des droits de l’homme commises par les autorités régionales et organisé des protestations. Il avait mené des enquêtes sur le meurtre d’un manifestant pacifique, sur l’enlèvement de civils et sur la dureté excessive des opérations de la police spéciale;
Rappelant qu’on ne peut faire taire ou arrêter ni l’opposition politique, ni la défense des droits de l’homme, en assassinant les personnes concernées. L’appartenance au Conseil de l’Europe suppose que chacun, y compris la Fédération de Russie, respecte ses engagements,
Demande au Président du Comité des Ministres s’il est au courant du meurtre de M. Babayev, et s’il envisage de vérifier si sa mort est liée à ses efforts pour établir la responsabilité des autorités dans les violations des droits de l’homme au Daghestan; et demande ce que peut faire le Conseil de l’Europe pour prévenir l’assassinat d’opposants politiques, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes dans les Etats membres du Conseil de l’Europe.
Demande au Président du Comité des Ministres quelle est la position du Comité des Ministres sur le refus de l’Azerbaïdjan de laisser le rapporteur de la commission de la culture, de la science et de l’éducation de l’Assemblée parlementaire accéder, à la suite de l’autorisation donnée par cette commission et dans le cadre d’une mission de bons offices, au site du cimetière médiéval arménien de Jugha, au Nakhitchevan, pour notamment y collecter les preuves encore présentes de la destruction, en décembre 2005, de milliers de croix de pierre, témoignages de notre patrimoine européen commun, par des Azerbaïdjanais en uniforme; demande également si cette destruction délibérée du patrimoine d’un Etat membre, perpétrée onze ans après la conclusion du cessez-le-feu, et à des centaines de kilomètres de la zone des conflits, ainsi que le refus d’accès à une délégation officielle de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sont conformes aux obligations et aux normes de son appartenance au Conseil et, à défaut, quelles suites il convient de donner à cet affront à l’encontre de notre Organisation.
Considérant que lors de leur adhésion au Conseil de l’Europe, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont engagés à résoudre pacifiquement le conflit au Haut-Karabakh;
Sachant que le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a récemment soumis aux parties de nouvelles propositions fondées sur les principes fondamentaux du règlement des conflits;
Rappelant que le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a souligné l’importance de tenir le public informé de la nécessité de promouvoir la réconciliation et la confiance entre les nations participant à un processus de règlement des conflits,
Demande au Président du Comité des Ministres si le Comité des Ministres envisage des mesures de confiance entre les deux nations afin de susciter des conditions propices au règlement du conflit.
Considérant les événements suivants:
Demande au Président du Comité des Ministres de quelle façon le Comité des Ministres entend veiller à ce que les autorités kirghizes assurent la qualité de l’enquête.
Considérant les événements suivants:
Demande au Président du Comité des Ministres si lui-même et le Comité des Ministres sont prêts à renoncer au principe de croissance zéro pour le budget 2009 (année du 60e anniversaire du Conseil de l’Europe), et quel est son sentiment vis-à-vis de l’une ou l’autre propositions suggérées par l’Assemblée dans sa Recommandation 1812 (2007) et l’attitude du Comité des Ministres concernant la mise en œuvre, en consultation avec l’Assemblée, de certaines des mesures proposées.
Considérant que le British Council est une institution culturelle connue et respectée, et a été récemment victime du harcèlement des autorités russes;
Rappelant que, en tant que signataire de la Convention culturelle européenne, la Fédération de Russie s’est engagée à «encourager, dans la mesure du possible, chez ses nationaux l’étude des langues, de l’histoire et de la civilisation des autres Parties contractantes, et à offrir à ces dernières sur son territoire des facilités en vue de développer semblables études»,
Demande au Président du Comité des Ministres ce que le Comité des Ministres entend faire pour veiller à ce que la Fédération de Russie respecte ses engagements dérivés de la Convention culturelle européenne.
Considérant que, parmi les priorités de la présidence slovaque, présentées en novembre 2007, figurent le «combat contre la discrimination, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, le nationalisme extrême et le chauvinisme» et la promotion de «la vérité au sujet de l’Holocauste» (priorités, paragraphe 3.b),
Demande au Président du Comité des Ministres comment le Comité des Ministres envisage la mise en œuvre de ces objectifs très louables.