Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
La situation des élèves et des enseignants de huit écoles
dispensant un enseignement en langue roumaine dans la région sécessionniste
de Transnistrie s’est considérablement détériorée ces derniers temps.
Les huit écoles sous l’autorité de la République de Moldova sont
en permanence soumises à des pressions inacceptables de la part
de l’administration autoproclamée, telles que le gel des avoirs
bancaires, la confiscation des biens, le transfert dans des locaux
inappropriés au processus éducatif. Toutes ces pressions sont contraires
à la Convention européenne des droits de l’homme, car elles aboutissent
à la violation d’un droit fondamental – le droit à l’éducation,
en particulier à l’éducation dans la langue maternelle.
Cette politique de nettoyage ethnique découle également des
encouragements prodigués aux autorités transnistriennes autoproclamées
par la Fédération de Russie, un pays condamné par la Cour européenne
des droits de l’homme dans l’affaire opposant les écoles roumaines
à la Russie.
Nous dénonçons cette politique des autorités autoproclamées
de la région sécessionniste de Transnistrie et réaffirmons la nécessité
de respecter les droits des enfants, y compris le droit à l’éducation
dans leur langue maternelle, nécessité fondamentale dans une société
démocratique.