5.1 à signer et/ou à ratifier,
s’ils ne l’ont pas déjà fait, la Convention européenne sur l’exercice
des droits des enfants (STE no 160) et
la Convention sur les relations personnelles concernant les enfants (STE
no 192);
5.2 à signer et/ou à ratifier, s’ils ne l’ont pas déjà fait,
la Convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement
international d’enfants, et à en assurer l'application effective,
notamment en veillant à la coopération et à la réaction rapide des
autorités chargées de son exécution;
5.3 à assurer l'égalité effective des parents vis-à-vis de
leurs enfants tant dans leur législation que dans les pratiques
administratives afin de garantir à chaque parent le droit d'être
informé et de participer aux décisions importantes pour la vie et
le développement de leur enfant, dans le meilleur intérêt de celui-ci;
5.4 à éliminer de leur législation toute différence entre
les parents ayant reconnu leur enfant basée sur leur statut matrimonial;
5.5 à introduire dans leur législation le principe de la résidence
alternée des enfants après une séparation, tout en limitant les
exceptions aux cas d’abus ou de négligence d’un enfant, ou de violence domestique,
et en aménageant le temps de résidence en fonction des besoins et
de l’intérêt des enfants;
5.6 à respecter le droit de l’enfant d’être entendu pour toutes
les affaires le concernant dès lors qu’il est censé être capable
de discernement pour ce qui est des affaires en question;
5.7 à prendre en compte le mode de résidence alternée dans
l’attribution des prestations sociales;
5.8 à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir
la pleine exécution des décisions relatives à la résidence des enfants
et aux droits de visite, notamment en donnant suite aux plaintes relatives
à la non-représentation d'enfants;
5.9 à encourager et, le cas échéant, à développer la médiation
dans le cadre des procédures judiciaires en matière familiale impliquant
des enfants, notamment en instituant une séance d’information obligatoire
ordonnée par un juge, afin de sensibiliser les parents au fait que
la résidence alternée peut être la meilleure option dans l'intérêt
supérieur de l'enfant, et de travailler en faveur d’une telle solution,
en veillant à ce que les médiateurs reçoivent une formation appropriée
et en favorisant une coopération pluridisciplinaire inspirée du
modèle dit de «Cochem»;
5.10 à veiller à ce que les professionnels en contact avec
les enfants lors des procédures judiciaires familiales aient reçu
la formation interdisciplinaire nécessaire sur les droits et les
besoins spécifiques des enfants de différentes catégories d’âge,
ainsi que sur les procédures adaptées à ces derniers, conformément
aux Lignes directrices du Conseil de l’Europe sur une justice adaptée
aux enfants;
5.11 à encourager l’élaboration de plans parentaux qui permettent
aux parents de définir eux-mêmes les principaux aspects de la vie
de leur enfant et à introduire la possibilité pour les enfants de
demander la révision des arrangements les concernant directement,
en particulier leur lieu de résidence;
5.12 à instaurer un congé parental payé dont les pères peuvent
bénéficier, en privilégiant le modèle des périodes de congés incessibles.