Situation des travailleurs migrants dans les agences de travail temporaire (ATT)
Réponse à Recommandation
| Doc. 11447
| 29 octobre 2007
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée par le
Comité des Ministres le 24 octobre 2007, lors de la 1009e réunion
des Délégués des Ministres.
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1782
(2007)
- Thesaurus
1. Le Comité des Ministres a pris note de
la
Recommandation 1782
(2007) et de la
Résolution
1534 (2007) de l’Assemblée parlementaire sur la situation
des travailleurs migrants dans les agences de travail temporaire (ATT).
Il a transmis la recommandation au Comité européen sur les migrations
(CDMG), au Comité européen pour la cohésion sociale (CDCS) et au
Comité gouvernemental de la Charte sociale européenne. La présente réponse
tient compte des commentaires de ces organes.
2. Le Comité des Ministres partage les préoccupations de l’Assemblée
parlementaire au sujet des pratiques abusives en matière de recrutement
international et reconnaît la nécessité d’élaborer ainsi que d’appliquer
des stratégies pour lutter contre le recrutement irrégulier et le
trafic de travailleurs, soumettre le recrutement de main-d’œuvre
à des règlements, appliquer efficacement ces derniers et organiser
des campagnes d’information sur les droits des travailleurs migrants
et leurs conditions de travail.
3. Les travaux du Conseil de l’Europe en ce qui concerne la gestion
des migrations, la traite de migrants, les droits des migrants et
la promotion de l’intégration des migrants dans le respect de leurs
droits et de leurs cultures aux fins de cohésion sociale ont été
mis en lumière à plu sieurs reprises dans des réponses récentes à
diverses recommandations de l’Assemblée touchant la situation des
travailleurs migrants. S’agissant de cette question particulière,
le Comité des Ministres informe l’Assemblée parlementaire que le
Comité européen sur les migrations tiendra compte de la
Recommandation 1782 (2007) dans
la planification de ses futures activités, et plus particulièrement
dans les préparatifs de la prochaine Conférence des ministres européens responsables
des affaires de migration, qui se tiendra en 2008 et traitera des
migrations liées au travail.
4. Dans l’optique des buts qu’expose la recommandation, le Comité
des Ministres approuve la préconisation de l’Assemblée selon laquelle
les comités inter gouvernementaux compétents devraient coopérer
avec l’Organisation internationale du travail, l’Organisation internationale
pour les migrations (OIM) et l’Union européenne. Il attire l’attention
de l’Assemblée sur le fait que dans le Plan d’action de Varsovie,
les chefs d’Etat et de gouvernement ont déjà spécifié que les travaux
du Conseil de l’Europe relatifs aux migrations devaient se poursuivre
en coopération avec l’Union européenne. Il rappelle aussi qu’un
représentant de l’OIT assiste aux réunions du Comité gouvernemental
de la Charte sociale européenne en qualité de consultant, ainsi
que le prévoit l’article 26 de la partie IV de la Charte sociale
européenne, et que le Comité gouvernemental prend en considération,
le cas échéant, les nonnes et programmes pertinents de l’OIT et
de l’Union européenne lorsqu’il examine les conclusions du Comité
européen des Droits sociaux (ECSR). Le Comité des Ministres se félicite
que le Comité gouverne mental se soit déclaré prêt à développer
encore la coopération le cas échéant, y compris en ce qui concerne
la situation des travailleurs migrants dans les agences de travail
temporaire.
5. Enfin, le Comité des Ministres estime que nombre des problèmes
qu’expose la recommandation pourraient être résolus par l’application
satisfaisante dans la législation et la pratique internes des droits garantis
par la Charte sociale européenne, qui sont à considérer comme une
base légale minimale pour la protection et l’assistance des travailleurs
migrants dans les agences de travail temporaire, en vue de l’intégration
des intéressés sur le territoire de l’Etat hôte. Des dispositions
particulièrement pertinentes ont trait à la stricte observation
du principe de non-discrimination exposé à l’article E de la Charte
révisée, ainsi qu’au maintien d’un système d’inspection du travail
adapté aux conditions nationales, tel que le définit l’article A, paragraphe 4,
de la Charte révisée. Le Comité des Ministres encourage donc les
Etats membres n’ayant pas encore signé et (ou) ratifié la Charte
sociale européenne à envisager de le faire dès que possible.