L’Europe est trop souvent paralysée quand il faut renvoyer des migrants clandestins, en raison de l’absence de toute forme d’accord de réadmission avec les pays d’origine de ces migrants.
Pour faire face aux migrations clandestines, il faut négocier et mettre en œuvre des accords de réadmission effectifs. Faute de tels accords, les migrants clandestins continueront d’arriver et de rester en Europe sans qu’il soit possible de les renvoyer dans leur pays d’origine.
Ces accords, signés soit avec les pays d’origine, soit avec les pays de transit, soulèvent pourtant un certain nombre de problèmes liés aux droits de l’homme, qui ne doivent pas être relégués au second plan par les préoccupations de gestion des migrations. C’est pourquoi il est essentiel d’inviter le Conseil de l’Europe à étudier en détail ces accords à la fois dans la perspective de la gestion des migrations et des droits de l’homme.
Autrefois, la plupart des accords bilatéraux de réadmission étaient signés entre des Etats européens. En raison des nouvelles caractéristiques des migrations, ces accords de réadmission doivent être signés avec beaucoup de pays non européens, notamment un nombre croissant d’Etats d’Afrique et d’Asie.
Ces derniers temps, les accords de réadmission s’inscrivent dans une stratégie plus large de gestion des migrations de l’Union européenne. La Commission européenne est désormais mandatée pour négocier des accords de réadmission communautaires avec les pays voisins et les pays d’origine plus éloignés. Elle le fait avec la Fédération de Russie, l’Ukraine, la Moldova, l’Albanie, la Turquie, le Maroc, l’Algérie, la Chine, Hong Kong, Macao, le Pakistan et le Sri Lanka.
En septembre 2007, quatre accords de réadmission ont été signés entre la Communauté européenne et la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie et «l’ex-République yougoslave de Macédoine».
Etant donné le nombre croissant d’accords de réadmission, il est nécessaire d’examiner les avantages et les faiblesses de ceux-ci pour renforcer l’efficacité de ces mécanismes et assurer leur compatibilité avec les normes relatives aux droits de l’homme. Il faudrait aussi se demander dans quelles régions les accords de réadmissions restent une priorité.
Les accords de réadmission bilatéraux et communautaires pourraient améliorer l’efficacité des procédures de retour par:
Cependant, le contenu et la mise en œuvre de ces accords de réadmission peuvent aussi susciter un certain nombre de préoccupations. Ainsi:
Etant donné ce qui précède, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe devrait recommander: