Situation de la démocratie en Europe - Fonctionnement des institutions démocratiques en Europe et évolution de la procédure de suivi de l’Assemblée
Réponse à Recommandation
| Doc. 11854
| 31 mars 2009
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1052e réunion des Délégués des Ministres (25 mars 2009)
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1841
(2008)
1. Le Comité des Ministres
partage pleinement l’appréciation portée par l’Assemblée sur le
travail accompli par les institutions des droits de l’homme et les
organes de contrôle du Conseil de l’Europe. Il soutient pleinement
leurs activités, qu’il considère prioritaires, et a toujours veillé
à ce qu’ils bénéficient des moyens nécessaires pour mener celles-ci
à bien, dans le cadre des ressources disponibles.
2. Suite à une rencontre informelle tenue le 7 octobre 2008 entre
le Président et la future Présidente des Délégués des Ministres
et les présidents des organes de suivi du Conseil de l’Europe, en
compagnie du Commissaire aux droits de l’homme, le Comité s’est
félicité des efforts fournis par les mécanismes de suivi pour promouvoir
une plus grande synergie à l'intérieur et à l'extérieur du Conseil
de l'Europe et a réaffirmé la volonté de soutenir leur travail,
tout en respectant pleinement leur indépendance. Le Comité reviendra
sur la question de cette synergie lors de l’une de ses prochaines
réunions.
3. Dans un souci de cohérence de l’approche de l’Organisation,
le Comité des Ministres suit avec attention les débats que l’Assemblée
tient dans le cadre de sa propre procédure de suivi et prend en
compte ses conclusions, de même que celles des autres organes de
suivi et institutions des droits de l’homme, notamment celles du
Commissaire aux droits de l’homme. Il y fait écho lorsqu’il l’estime
approprié. Dans le même esprit, les rapports issus des procédures
menées au sein du Comité des Ministres pour assurer le suivi du
respect des engagements souscrits par les Etats membres sont à la
disposition de l’Assemblée. Ces échanges devraient se poursuivre,
dans le respect des compétences et des règles de procédure des deux
instances. Référence peut être faite à cet égard à la discussion
intervenue lors du Comité mixte du 26 juin 2008 sur le Conseil de
l'Europe et la situation en Europe du Sud-Est et dans la région
du Caucase du Sud. Cette initiative pourrait être répétée sur des
sujets d’intérêt commun liés au fonctionnement des institutions
démocratiques en Europe.
4. Le Comité des Ministres attache une grande importance à ce
que des programmes ciblés et coordonnés avec l’action d’autres instances
internationales et donateurs bilatéraux soient élaborés pour assister
les Etats membres dans la mise en œuvre de leurs obligations et
engagements. De nombreux programmes de ce type sont en place, dont
le financement est assuré à travers différentes sources, dont le
budget de l’Organisation, des contributions volontaires versées
par des Etats membres ou observateurs ou des financements apportés par
des institutions internationales comme la Banque mondiale. Les programmes
joints conclus avec la Commission européenne occupent une place
particulièrement importante dans ce contexte; plusieurs nouveaux
programmes d’un montant financier substantiel sont en cours de négociation.
Un bilan régulier de la mise en œuvre des programmes d’assistance
est effectué lorsque les progrès accomplis par les Etats membres
dans la mise en œuvre de leurs engagements sont passés en revue
par le Comité, de manière à les adapter au mieux aux besoins rencontrés.
5. Le Comité des Ministres partage
l’avis de l’Assemblée que les conclusions et recommandations des organes
de contrôle et institutions de droits de l’homme du Conseil de l’Europe
doivent servir de points de référence lors de l’élaboration du Programme
d’activités de l’Organisation, comme cela est déjà le cas dans de
nombreux domaines. Le Comité y est attentif et les échanges de vues
qu’il a régulièrement avec le Commissaire aux droits de l’homme
et les président(e)s de différents organes de suivi sont l’occasion d’entendre
leurs remarques et suggestions dans ce sens.
6. Le Comité des Ministres convient que les autorités nationales
ont un rôle de premier plan à jouer dans le suivi des conclusions
des organes de contrôle du Conseil de l’Europe. Dans les domaines
où il est compétent pour superviser la mise en œuvre des obligations
et engagements souscrits par les Etats membres, il ne manque pas
de rappeler ces autorités à leurs responsabilités, à charge pour
elles de définir les procédures ou mécanismes qu’elles jugent les
plus appropriés pour donner suite aux recommandations qu’elles reçoivent. Quant
à l’information des parlements nationaux, qui constitue une préoccupation
légitime, le Comité des Ministres estime là aussi qu’il appartient
à chaque Etat membre de déterminer les moyens d’y pourvoir au mieux,
en fonction en particulier de son ordre juridique national, en gardant
à l’esprit les initiatives que les parlements et leurs membres peuvent
prendre spontanément pour obtenir des informations de la part des gouvernements.