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Les difficultés auxquelles sont confrontées les petites économies nationales

Proposition de résolution | Doc. 11975 | 01 juillet 2009

Signataires :
Mme Marie-Louise COLEIRO PRECA, Malte, SOC ; Mme Doris BARNETT, Allemagne, SOC ; M. Tuur ELZINGA, Pays-Bas, GUE ; M. Paolo GIARETTA, Italie, ADLE ; M. Francis GRIGNON, France, PPE/DC ; M. Antti KAIKKONEN, Finlande, ADLE ; M. Albrecht KONEČNÝ, Autriche, SOC ; M. Albrecht KONEČNÝ, Autriche, SOC ; M. Arthur LOEPFE, Suisse ; M. Maximiano MARTINS, Portugal ; M. Miloš MELČÁK, République tchèque ; Mme Antigoni PAPADOPOULOS, Chypre ; M. Maximilian REIMANN, Suisse ; M. Joan TORRES PUIG, Andorre, ADLE ; M. Hansjörg WALTER, Suisse, ADLE

Les économies peuvent avoir des dimensions et des niveaux de développement très variables, même au sein de groupes relativement homogènes tels que l’Union européenne. Les débats sur les questions économiques et sociales portent très souvent sur les grandes puissances économiques, si bien que les spécificités des économies plus petites et les difficultés auxquelles elles sont confrontées ne reçoivent pas toute l’attention nécessaire.

Une vaste littérature suggère que les petites économies nationales rencontrent des difficultés supplémentaires pour maintenir leur croissance économique. Ces désavantages sont encore aggravés lorsque les pays en question se trouvent à la périphérie d’une zone économique. Tous ces facteurs doivent être pris en considération dans les débats sur les questions économiques et sociales.

Les difficultés supplémentaires des petites économies périphériques peuvent être imputées à un certain nombre de facteurs, tels que l’impossibilité de bénéficier des économies d’échelle, une dépendance accrue vis-à-vis d’importations stratégiques telles que les produits alimentaires et les carburants, une capacité d’absorption limitée ou le problème de l’indivisibilité des coûts. De plus, les petites économies nationales étant plus ouvertes, elles sont aussi plus exposées aux chocs extérieurs.

L’ouverture des échanges ne se limite pas aux seules marchandises. En effet, les petites économies nationales, surtout celles de l’Union européenne, dépendent fortement d’un nombre limité d’activités telles que les services financiers et/ou le tourisme. Par conséquent, les résultats des petits Etats sont souvent plus volatils, du fait de la conjonction de certaines caractéristiques:

i leur plus grande ouverture les expose davantage aux variations de prix sur le marché mondial et aux variations de la demande mondiale;
ii la faible diversification de leur économie et de leurs exportations les expose davantage aux chocs commerciaux.

Les petites économies nationales situées à la périphérie d’un bloc économique sont en outre confrontées à des coûts de transport supplémentaires. Ces coûts ont en effet un impact sur la vulnérabilité d’une économie. Les petites économies nationales sont aussi plus exposées aux incertitudes concernant l’approvisionnement en ressources énergétiques et en services de télécommunication. Les petites économies nationales supportent aussi le poids des indispensables institutions administratives créées pour mettre en œuvre non seulement leurs politiques financières et économiques nationales, mais aussi les politiques mondiales.

Par conséquent, un petit pays, même lorsqu’il à un fort PIB par habitant, demeure exposé de manière disproportionnée aux évolutions extérieures, une exposition communément appelée «vulnérabilité économique». Plusieurs études ont été menées ces dernières années afin de mesurer cette vulnérabilité et elles ont abouti à la conclusion que les petits Etats sont souvent plus vulnérables économiquement et socialement que les autres catégories de pays.

L’Assemblée parlementaire devrait mieux faire connaître la vulnérabilité des petites économies et les difficultés auxquelles elles sont confrontées pour maintenir leur croissance économique, et proposer des recommandations aux gouvernements nationaux afin de mieux faire face à ces difficultés.

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