Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
L’Assemblé parlementaire constate que, régulièrement, des
ressortissants d’Etats membres du Conseil de l’Europe sont enlevés
ou détenus illégalement comme otages par des pirates, des terroristes
ou des Etats agissant de manière arbitraire, sans avoir la possibilité
de se défendre par des moyens juridiques.
Souvent, l’enlèvement est suivi d’une demande de rançon adressée
au gouvernement de l’Etat dont l’otage est ressortissant.
A cet égard, on peut rappeler l’affaire des infirmières bulgares
(1999) ou des deux ingénieurs suisses d’ABB détenus en Libye (2009)
et l’affaire des ressortissants italiens enlevés en Afrique (2010).
En raison de l’importance et de l’urgence de cette question,
l’Assemblée charge sa commission compétente d’élaborer un rapport
proposant des modalités selon lesquelles le Conseil de l’Europe
pourrait jouer un rôle de médiation dans les affaires de prise d’otages,
y compris en nommant un Haut Représentant ou en créant un groupe
d’experts pour soutenir les Etats et les familles concernés.