La publication des rapports du CPT
Réponse à Question écrite
| Doc. 12363
| 27 septembre 2010
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1091e réunion des Délégués des Ministres (16 septembre 2010) 2010 - Quatrième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 579 (Doc. 12118)
- Thesaurus
1. Le Comité des Ministres souligne qu’il
attache une grande valeur aux travaux du Comité européen pour la
prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains
ou dégradants (CPT) et aux visites qu’il effectue dans des lieux
de détention dans les Etats membres. Il note que la Convention européenne
pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains
ou dégradants (STE n° 126) établit une procédure non judiciaire
de prévention des violations des droits de l’homme. L’objectif sous-jacent
du CPT est d’assister les pouvoirs publics et de donner des avis
constructifs fondés sur des faits et des constatations techniques.
2. Le Comité des Ministres considère que la publication des rapports
du CPT est non seulement compatible avec l’objet et le but de la
création de celui-ci, mais favorise également la prévention des
atteintes aux droits de l’homme en mettant en évidence certains
aspects préoccupants. C’est pourquoi, le 6 février 2002, le Comité
des Ministres a « encouragé toutes les Parties à la Convention à
autoriser, à la première occasion, la publication de tous les rapports
de visites du CPT ainsi que de leurs réponses ». Il partage en outre pleinement
les remarques suivantes faites par le CPT dans son 19e rapport
général (paragraphe 47) : « La publication des rapports de visite
ne peut qu’augmenter l’impact du travail du CPT. Elle permet à d’autres organismes
appropriés de contribuer au processus de mise en œuvre des recommandations
faites dans un rapport et donne la possibilité au Comité lui-même
de participer au débat public sur les sujets traités. En conséquence,
autoriser la publication des rapports de visite peut être considéré
comme l’une des plus importantes façons de coopérer avec le CPT ».
3. Cela étant, l’article 11 de la Convention prévoit que les
rapports du CPT ne peuvent être rendus publics qu’avec le consentement
de la Partie concernée. A ce jour, sur 275 rapports de visite, 237
ont été rendus publics à la demande de la Partie concernée. Dans
sa réponse à la
Recommandation
1733 (2006)
de l’Assemblée parlementaire sur « Les violations des
droits de l’homme en République tchétchène : la responsabilité du
Comité des Ministres à l’égard des préoccupations de l’Assemblée »,
le Comité des Ministres a exprimé l’espoir que les autorités russes
suivraient la pratique générale consistant à lever la confidentialité des
rapports et autoriseraient très vite la publication des rapports
sur les visites du CPT, assortis des réponses du Gouvernement russe
. Il estime que la publication de ces documents profitera à l’administration
russe à tous les niveaux, aux groupes non gouvernementaux et, plus
généralement, à la société russe dans son ensemble pour la promotion
de la protection des droits de l’homme.
4. A cet égard, le Comité des Ministres se félicite des réformes
lancées en Fédération de Russie pour améliorer le système de justice
pénale et les conditions de détention.