L’Europe est une destination privilégiée pour les réfugiés et pour les demandeurs d’asile. Cela crée une pression particulière sur les pays situés aux frontières de l’Europe, notamment sur ceux situés aux frontières méridionales de l’Union européenne.
Dans ses rapports, l’Assemblée parlementaire a constaté que le but d’un partage plus équitable des responsabilités et d’une plus grande solidarité en matière de migration et d’asile entre les Etats européens est loin d’être atteint. Or, pour que les politiques de gestion des migrations irrégulières et de l’asile fonctionnent correctement à l’échelle européenne, il est fondamental que tous les Etats européens s’engagent solidairement.
Alors qu’elle est à la recherche d’un système efficace et coordonné, l’Europe s’est dotée – par le biais des règlements de Dublin – d’un système dont, dans son récent arrêt M.S.S. c. Belgique et Grèce, la Cour européenne des droits de l’homme a clairement indiqué qu’il ne fonctionne pas correctement.
Il fait peser une charge excessive sur les pays situés aux frontières de l’Union européenne, au risque qu’ils ne soient pas capables d’offrir un système équitable et efficace de traitement des demandes d’asile. Un meilleur partage des responsabilités garantirait un système juste à la fois pour les Etats et pour les demandeurs d’asile.
L’Assemblée devrait se demander quelles mesures sont nécessaires pour s’assurer que les responsabilités en matière d’asile sont équitablement réparties en Europe et garantissent aux réfugiés et aux demandeurs d’asile l’accès à une procédure d’asile efficace et à la protection internationale.