1. L'Assemblée,
2. Considérant que les Communautés européennes doivent demeurer le noyau et le moteur de l'intégration de l'Europe;
A
3. Réaffirmant qu'un de ses principaux objectifs reste l'élargissement tant du cadre géographique que des compétences des Communautés européennes;
4. Constatant que la réalisation de ce double élargissement se heurte à certains obstacles et que l'on assiste, en outre, à une fâcheuse renaissance du nationalisme politique et économique en Europe et ailleurs;
5. Considérant que, tant que ces obstacles subsistent, il est indispensable que les contacts entre la Communauté Economique Européenne, l'A.E.L.E. et le reste de l'Europe libre se poursuivent et que tout soit mis en oeuvre pour empêcher les divisions actuelles de s'approfondir;
B
6. Notant que le Gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne prépare, à la suite de contacts avec le Président de la République Française, des propositions relatives à une éventuelle reprise des négociations sur l'union politique, que M. Spaak a formulé, les 9 et 10 septembre 1964, des suggestions tendant au même but, que l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale s'est prononcée dans ce sens, et que M. Saragat a déclaré, le 24 septembre 1964, que le Gouvernement italien prépare un nouveau projet relatif à l'intégration européenne;
7. Constatant avec satisfaction que ces nouvelles tentatives sont dans la ligne de la Recommandation 390 de l'Assemblée sur l'union politique européenne,
8. Recommande au Comité des Ministres :