a à favoriser la réduction et un meilleur contrôle des exportations d'armes vers le tiers monde, et à créer, dans un premier temps, des mécanismes de contrôle, y compris au niveau parlementaire, concernant en particulier les exportations de matériel lourd proprement dit ;
b à préconiser la création d'un registre ouvert de la production et du commerce des armes classiques, auquel seront incités à adhérer tous les Etats membres des Nations Unies, un tel registre étant organisé en coopération avec des organismes spécialisés existants, tels que l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) et l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres ;
c à établir des définitions et des critères communs pour les ventes d'armes, en tenant compte de la modernisation et de l'entretien des équipements déjà fournis, à attirer l'attention sur le risque de conflits armés dans les régions où se situent les Etats importateurs, et à consacrer une attention particulière aux obligations internationales en matière de droits de l'homme ;
d à inscrire, lorsque tel n'est pas encore le cas, ces critères dans leur législation nationale, tout en veillant à leur application scrupuleuse, et à cette fin prévoir des instances de contrôle parlementaires ;
e à déployer les plus grands efforts pour susciter une conférence internationale sous les auspices des Nations Unies, avec la participation active des principaux pays exportateurs d'armes, en vue de limiter et de contrôler les exportations en cause, en songeant spécialement au danger que comportent les conflits du tiers monde pour la paix mondiale, et à créer à cette fin un organe de coordination pour les politiques de commerce des armes Nord-Sud ;
f à encourager, si possible par l'intermédiaire d'organismes régionaux existants, des mesures génératrices de confiance et d'un accroissement de sécurité pour les pays importateurs, conformément à des programmes de diminution du volume des exportations d'armes ;
g à exhorter les pays du tiers monde à consacrer leurs faibles ressources à des investissements de nature civile essentiellement, et non pas au surarmement, faisant de ce comportement un des facteurs à considérer lors de l'allégement de la dette et de l'octroi de l'aide au développement, et à promouvoir la démocratie dans les sociétés du tiers monde dans le but d'assurer le respect des droits de l'homme et de saines politiques dans le domaine social et de l'environnement, et ainsi contribuer à en @)_er la militarisation ;
h s'inspirant des propositions des Nations Unies de 1982, à encourager les études nationales sur les aspects économiques et les possibilités du désarmement et du développement, études qui peuvent être réalisées tant par les Etats exportateurs que par les Etats importateurs ;
i à prier l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) d'étudier les problèmes, les possibilités et les conséquences liées à la transformation de la production militaire en une production civile, en tirant parti des expériences passées ;
j à donner un ordre de priorité élevé à l'encouragement de l'harmonisation des législations nationales de contrôle et d'autorisation des exportations d'armes, et à prendre des mesures d'urgence pour assurer la crédibilité et le respect des certificats de dernier utilisateur pour les exportations d'armes, avec le maximum possible de surveillance et de contacts parlementaires.