En outre, l’Assemblée recommande au Comité des Ministres d’inviter les Etats membres:
9.1 à adhérer à l’Accord partiel dans le domaine social et de la santé publique du Conseil de l’Europe, de manière à participer aux travaux et aux conclusions du Comité de santé publique, instance compétente en matière de sécurité alimentaire, et de ses organes subsidiaires, notamment le Comité d’experts sur la nutrition, la sécurité alimentaire et la santé du consommateur;
9.2 en ce qui concerne les Etats non membres de l’Union européenne ou de l’Accord partiel dans le domaine social et de la santé publique du Conseil de l’Europe, à tenir compte et à s’inspirer des principes et des normes alimentaires édictés par ces deux organisations de manière à faciliter les échanges de produits alimentaires et à en garantir la sécurité sanitaire;
9.3 à adopter une législation de sécurité alimentaire en se fondant sur des études et des conclusions scientifiques, et, le cas échéant, sur le principe de précaution, de manière à garantir la mise sur le marché d’aliments sains et sans risques, en particulier lorsqu’il s’agit de produits innovants tels que les organismes génétiquement modifiés (OGM). Toute mesure législative devrait être prise en conformité avec la réglementation applicable des organisations européennes ou internationales compétentes;
9.4 à encourager et à développer la production et la consommation de produits de qualité, soumis à des règles plus strictes d’identification et de traçabilité (appellations d’origine, étiquetage, etc.);
9.5 à instituer des comités scientifiques indépendants chargés d’émettre des avis techniques sur l’innocuité, la toxicité et les risques réels ou potentiels des produits alimentaires, que ce soit quant à leurs composition et ingrédients (en particulier les additifs alimentaires) ou leurs procédés de transformation, de conditionnement (emballages) et de conservation;
9.6 à constituer des instances de concertation et d’échange d’informations entre l’administration et les secteurs concernés – notamment les scientifiques, le secteur de la production (producteurs, distributeurs, importateurs) et les consommateurs – qui seront consultées avant l’adoption de toute décision concernant des produits alimentaires;
9.7 à œuvrer en faveur de la plus grande transparence de l’information concernant la sécurité alimentaire, notamment en matière d’étiquetage, de manière à garantir aux consommateurs l’accès à toutes les données leur permettant de se former une opinion sur les caractéristiques des produits alimentaires et à minimiser leurs inquiétudes par rapport à une consommation sans risques de ces derniers;
9.8 à cette fin, à dûment informer les organisations de producteurs et de consommateurs et l’industrie de transformation, et à les impliquer dans une politique d’information ouverte et transparente;
9.9 à améliorer les contrôles sanitaires tout au long de la chaîne de production agroalimentaire (y compris les circuits d’importation) de manière à s’assurer du plein respect des réglementations en vigueur, et à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner sévèrement tout manquement ou fraude. Ces contrôles devraient être faits en étroite coopération avec les services compétents des autres Etats et organisations européennes ou internationales concernés;
9.10 à créer des agences nationales de sécurité alimentaire, où seraient rassemblées des compétences souvent éparses et relevant de divers ministères, en tant qu’instances de coordination et de conseil dans tous les domaines touchant à la législation alimentaire, à la recherche scientifique en la matière, à l’inspection sanitaire des denrées alimentaires et à l’importation de produits alimentaires;
9.11 à coordonner leur action et à harmoniser leur législation en matière de sécurité alimentaire, et à suivre, et le cas échéant à renforcer, les réglementations et les accords émanant des organisations internationales compétentes.