Par conséquent, et après un examen attentif des conclusions de la Conférence paneuropéenne de l’Assemblée sur la science et la technologie en Europe – perspectives pour le xxie siècle (Gdańsk, 9‑11 octobre 2000) et des conclusions et recommandations du Forum européen des jeunes scientifiques (Gdańsk, 7-9 octobre 2000), l’Assemblée parlementaire recommande au Comité des Ministres:
8.1 de promouvoir un espace paneuropéen pour les jeunes scientifiques en coopération avec d’autres organisations compétentes dans ce domaine, telles que l’Unesco, l’OCDE, l’Union européenne (notamment l’Association des boursiers Marie-Curie), la Fondation européenne de la science et l’Association des universités européennes; et, à cette fin:
8.2 de mener une enquête sur la situation des jeunes chercheurs et des étudiants de troisième cycle en Europe (qu’ils soient européens ou non), concernant en particulier le recrutement, la formation, la mobilité, les perspectives de carrière, l’indépendance de la recherche et les questions d’égalité, en vue de formuler, à l’intention des gouvernements des Etats membres et des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, des conseils stratégiques pour soutenir les jeunes scientifiques et stimuler la coopération entre jeunes chercheurs à l’échelle européenne, par le biais de programmes de mobilité adaptés;
8.3 d’inviter les gouvernements des Etats membres, en particulier ceux des économies européennes en transition, à assurer un niveau suffisant de financement pour la recherche et le développement technologique, de manière à retenir les jeunes scientifiques et à faciliter le retour de ceux qui souhaitent partir étudier à l’étranger;
8.4 d’encourager les gouvernements des Etats membres et les institutions d’enseignement supérieur et de recherche à lancer de nouvelles stratégies pour le recrutement, la formation et l’amélioration des perspectives de carrière des jeunes scientifiques et, dans la mesure du possible, à harmoniser ces dispositions et les conditions administratives applicables, afin de rendre les professions scientifiques plus attrayantes et de réduire la sous-représentation des femmes scientifiques;
8.5 d’inviter les gouvernements des Etats membres à encourager la coopération régionale, paneuropéenne et internationale, en particulier avec les pays du Maghreb, en réseau entre les institutions d’enseignement supérieur et de recherche, afin d’améliorer la capacité de recherche et de favoriser l’excellence;
8.6 de charger les gouvernements des Etats membres, les institutions d’enseignement supérieur et de recherche et l’industrie d’encourager la coopération entre jeunes chercheurs en Europe et la mobilité de ces derniers, en soutenant des programmes de mobilité à court et à long termes (ouverts également aux jeunes scientifiques non européens);
8.7 d’inviter les gouvernements des Etats membres à accorder leur soutien au projet du Bureau de Venise de l’Unesco concernant les Séminaires avancés européens pour les jeunes scientifiques (Easys – Master classes en science) destinés à favoriser la mobilité européenne, transatlantique et euroméditerranéenne à court terme, et de demander à l’Unesco et à ses partenaires de renforcer cette activité.