Ratification des protocoles et retrait des réserves et des dérogations à la Convention européenne des Droits de l’Homme
- Auteur(s) :
- Assemblée parlementaire
- Origine
- Texte adopté par la
Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 7 septembre
2004 (voir Doc.10136,
rapport de la commission des questions juridiques et des droits
de l’homme, rapporteur: M. Olteanu).
- Thesaurus
1. L’Assemblée parlementaire, se référant
à sa
Recommandation 1671
(2004) sur la ratification des protocoles, et le retrait
des réserves et des dérogations à la Convention européenne des Droits
de l’Homme, invite les parlements des Etats membres:
1.1 à tenir un débat sur la ratification
des protocoles en vue de leur ratification dans un délai de trois ans;
1.2 à réétudier une à une, en vue de leur retrait, les réserves
qu’ils ont émises à l’égard de la Convention européenne des Droits
de l’Homme et à réviser, le cas échéant, les dispositions contenues dans
leur droit interne pour faire en sorte qu’elles ne soient plus en
contradiction avec celles de la Convention.
2. L’Assemblée encourage le Secrétaire Général du Conseil de
l’Europe, assisté par le Bureau des traités, à poursuivre ses efforts
afin de veiller à ce que les réserves soient acceptables. Elle invite
également le Secrétaire Général à lui transmettre toute notification
faite en vertu de l’article 15 de la Convention et décide de mener
un débat sur toute dérogation portée à la connaissance de l’Assemblée.
3. Les travaux du Comité des conseillers juridiques sur le droit
international public (Cahdi), qui fonctionne comme un observatoire
européen des réserves aux traités internationaux, sont également
encouragés par l’Assemblée; cette dernière exhorte le Cahdi à prendre
toutes les mesures nécessaires pour aider les Etats membres à retirer
totalement et promptement leurs réserves, notamment en examinant
aussi les réserves «non susceptibles d’objection» à la Convention.
4. L’Assemblée se félicite de la jurisprudence en évolution de
la Cour européenne des Droits de l’Homme en ce qui concerne sa compétence
en matière de réserves et de dérogations, et de l’approche adoptée
dans les affaires impliquant des réserves inacceptables ou des dérogations
illégales.