L’Assemblée invite le Comité des Ministres à réfléchir aux
moyens de parvenir à ce résultat en chargeant ses comités pertinents
d’examiner:
2.1 l’opportunité d’accorder
au Secrétaire Général, sur réception d’une déclaration de dérogation
au titre de l’article 15 de la Convention européenne des droits
de l’homme (STE no 5), la possibilité
de requérir des informations complémentaires pendant et après l’état
d’urgence, et de transmettre ces informations à toutes les Parties
contractantes, au Président du Comité des Ministres, au Président
de la Cour européenne des droits de l’homme, au Commissaire aux
droits de l’homme, ainsi qu’aux Présidents de l’Assemblée parlementaire
et du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe;
2.2 la possibilité d’allonger la liste des droits ne pouvant
faire l’objet d’une dérogation au titre de l’article 15 de la Convention
européenne des droits de l’homme, en y ajoutant en particulier les
droits dont la suspension n’est pas essentielle même en cas d’état
d’urgence, comme c’est le cas à l’article 27 de la Convention américaine
relative aux droits de l’homme.