3.1 à inciter les gouvernements
des Etats membres à accélérer la ratification des instruments de protection
juridique, notamment la Convention européenne relative au statut
juridique du travailleur migrant (STE no 93) et la Convention sur
la lutte contre la traite des êtres humains (STCE no 197);
3.2 à inviter instamment les Etats membres du Conseil de l’Europe
à signer et à ratifier aussitôt que possible la Convention du Conseil
de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des
femmes et la violence domestique (STCE no 210), et à assurer qu’elle
est appliquée à toutes les femmes sans discrimination, indépendamment
de leur statut de résidence légale ou de l’absence d’un tel statut;
3.3 à encourager les gouvernements des Etats membres à participer
activement à l’élaboration de la future convention de l’Organisation
internationale du travail (OIT) sur les travailleurs domestiques
et à respecter ses dispositions;
3.4 à lancer dans les Etats membres une campagne de sensibilisation
visant à reconnaître le travail domestique comme un «travail» et
à faire disparaître les pratiques telles que le retrait du passeport
ou la retenue du salaire, et les mauvais traitements physiques,
sexuels et psychologiques à l’encontre des travailleurs domestiques;
3.5 à encourager les Etats membres à concevoir et à mettre
en œuvre des activités visant à prévenir et à combattre la discrimination
à l’égard des jeunes filles et des femmes immigrées, et à promouvoir leur
participation active à la vie politique, publique et économique,
notamment dans les syndicats et dans d’autres associations de protection
et de promotion des droits en matière d’emploi;
3.6 à inviter instamment l’Union européenne et ses Etats membres
à associer les femmes immigrées à l’élaboration des politiques d’immigration
et des politiques sociales;
3.7 à renforcer le partenariat entre les Etats membres du
Conseil de l’Europe et les pays d’origine afin d’assurer le respect
des droits fondamentaux des femmes immigrées, de promouvoir l’égalité
entre les sexes, y compris dans le droit civil, et d’accroître l’autonomie
des femmes;
3.8 à réexaminer, en coopération avec l’Union européenne,
les voies de migration légales existant pour les femmes, en préservant
les possibilités de migration qui leur sont ouvertes et en garantissant leur
protection dans le cadre des mesures visant à réduire les migrations
irrégulières.