Des déclarations politiques récentes de hauts fonctionnaires hongrois affirment que la Hongrie soutient l’octroi de certains droits collectifs, et notamment l’autodétermination pour des motifs ethniques, à la minorité hongroise qui vit en Roumanie.
M. Corlăţean
Demande au Président du Comité des Ministres,
Il ressort clairement de la Charte européenne de l'autonomie locale (STE n° 122) et de son Protocole additionnel (STCE n° 207) que l'autonomie locale est une norme généralement acceptée, dont la portée exacte est définie dans les limites de la législation du pays concerné. Cependant, il n’y a pas de principe qui lie explicitement cette norme à la question du respect des droits des minorités.
Quels Etats membres ont été contraints de dédommager les justiciables faute d’avoir exécuté les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme ? Quel est le montant total payé par chaque pays ces cinq dernières années et quelles autres mesures ont été prises par le Comité des Ministres en la matière ?
Les sommes accordées au titre de l’article 41 sont présentées par pays et par type de dommages couverts dans le Rapport annuel du Comité des Ministres, publié pour la première fois en 2007. Les chiffres concernant les années 2007-2009 peuvent donc être consultés facilement dans les rapports correspondants (disponibles sur le site web du Service de l’exécution des arrêts de Cour européenne des droits de l'homme). Le rapport 2010 devrait être disponible courant avril 2011.
Pour ce qui est du Comité des Ministres, son rôle au titre de l’article 46 est de surveiller l’exécution des arrêts de la Cour européenne. Selon le nouveau mécanisme prévu par l’article 46, si un Etat omet d’exécuter un arrêt, le Comité des Ministres peut saisir la Cour de la question du respect par cette Partie de son obligation. Cette disposition n’a encore jamais été utilisée.
A l’occasion de la Conférence des ministres de la Justice qui s’est tenue à Istanbul, les 25 et 26 novembre 2010, la Convention MEDICRIME, adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe en mai 2010 devait être ouverte à la signature et à la ratification par les Etats membres du Conseil de l’Europe et aussi par des Etats non membres.
Près de six mois après le rendez-vous fondateur d’Istanbul, à notre connaissance, la Convention n’a toujours pas été ouverte à la signature et à la ratification. L’Assemblée s’interroge alors sur les raisons d’un tel retard, alors que le trafic de produits médicaux ne cesse d’augmenter, mettant ainsi en danger la santé publique.