Etat d’avancement de l’exécution de l’arrêt de la Cour de Strasbourg concernant l’Irlande
Réponse à Question écrite
| Doc. 13102
| 21 janvier 2013
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
le 16 janvier 2013 lors de la 1159e réunion
des Délégués des Ministres. 2013 - Première partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 620 (Doc. 13076)
- Thesaurus
1. Le Comité des Ministres informe l’honorable
parlementaire qu’il a examiné, lors de sa 1157e réunion (DH) du
4 au 6 décembre 2012, l’état de l’exécution de l’arrêt rendu par
la Cour dans l’affaire A, B et C c. Irlande. Les Délégués ont à
cette occasion adopté la décision suivante :
« Les Délégués
1. notent avec satisfaction que, le 13 novembre 2012,
le groupe d’experts chargé de conseiller les autorités irlandaises
sur la manière d’exécuter l’arrêt a remis son rapport, lequel identifie
quatre options: des lignes directrices, une législation secondaire,
une législation primaire, et une législation primaire assortie de
règlements d’application – et que les autorités choisiront une option
afin d’exécuter l’arrêt avant le 20 décembre 2012 ;
2. soulignent à cet égard, que le groupe d’experts a noté
que « l’Irlande a l’obligation juridique d’adopter et mettre en
œuvre un cadre législatif ou réglementaire instaurant une procédure
accessible et effective, permettant aux femmes enceintes d’établir
si elles ont droit à un avortement légal conformément à l’article
40.3.3°de la Constitution tel qu’interprété par la Cour Suprême
dans l’affaire X » et considèrent que cela répondrait aux préoccupations
de la Cour (voir §§264-267 de l’arrêt) ;
3. rappellent également, dans ce contexte, que la Cour
européenne a considéré qu’une interdiction générale d’avorter en
droit pénal constituait un élément dissuasif fort pour les femmes
et les médecins en raison du risque de condamnation pénale et d’emprisonnement,
et notent l’avis du groupe d’experts qui considère que seule la
mise en œuvre d’un cadre juridique fournirait une défense contre
des poursuites pénales ;
4. soulignent à nouveau leur préoccupation concernant
la situation des femmes qui sont d’avis que leur vie pourrait être
mise en danger par leur grossesse, dans des circonstances similaires
à celles rencontrées par la troisième requérante, et invitent les
autorités irlandaises à prendre toutes les mesures nécessaires à
cet égard ;
5. invitent instamment les autorités irlandaises à accélérer
l’exécution de l’arrêt tant sur cet aspect que de manière générale,
et les invitent à informer le Comité dès que possible de l’option
choisie pour exécuter l’arrêt ;
6. décident de reprendre l’examen de ces questions au
plus tard lors de leur 1164e réunion (mars 2013) (DH). »
2. Le Comité des Ministres poursuivra l’examen de l’état d’exécution
de cette affaire dans le cadre de ses fonctions de surveillance
de l’exécution des arrêts de la Cour.