Le phénomène du « nomadisme » postélectoral, en d’autres termes, le changement d’affiliation politique au niveau national par un parlementaire ou un groupe de parlementaires pendant leur mandat électoral, est connu de plusieurs parlements des Etats membres du Conseil de l’Europe où il peut être observé à plus ou moins grande échelle selon le parlement.
En dehors des critiques que suscite ce phénomène quant à l’opportunisme politique, la menace pour la confiance de la population envers la classe politique ou, encore, la discipline interne des partis politiques, le passage postélectoral d’un membre de l’Assemblée d’un parti ou d’un groupe politique à un autre ou son retrait d’un parti afin de siéger en tant que député indépendant sont susceptibles d’avoir une implication sur l’équilibre de la représentation politique au sein d’une délégation nationale.
C’est pourquoi l’examen des causes du nomadisme et son implication sur le fonctionnement d’un parlement permettra à l’Assemblée de compléter les critères posés par le Règlement relatifs à la représentation équitable des partis ou groupes politiques au sein d’une délégation nationale.