Les autorités lituaniennes retiennent des mineurs russes sur leur territoire
Réponse à Question écrite
| Doc. 13170
| 18 avril 2013
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1168e réunion des Délégués des Ministres (10 avril 2013). 2013 - Deuxième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 623 (Doc. 13091)
1. Lors de l’examen de la question posée
par l’éminent parlementaire, la délégation lituanienne a indiqué au
Comité des Ministres que les autorités lituaniennes ont pris toutes
les mesures nécessaires pour protéger l’intérêt supérieur des enfants
en question, leurs parents d’accueil les ayant abandonnés lorsqu’ils
ont quitté le pays après avoir été soupçonnés d’activités criminelles.
Le Comité des Ministres relève que, conformément aux principes du
droit international et de la loi lituanienne sur le statut juridique
des étrangers, il y a lieu de respecter la confidentialité du statut
accordé aux enfants en République de Lituanie.
2. Par ailleurs, selon les informations fournies par les autorités
lituaniennes, ces dernières recherchent des informations sur les
parents biologiques des enfants dans leur pays d’origine.
3. Le Comité des Ministres souligne qu’il ne peut pas se substituer
aux services chargés des enquêtes en cours ni aux autorités nationales.
Il rappelle que la Lituanie est liée par les conventions du Conseil
de l’Europe, telles que la Convention européenne des droits de l’homme
(STE no 5) et la Convention européenne sur la reconnaissance et
l’exécution des décisions en matière de garde des enfants et le
rétablissement de la garde des enfants (STE no 105), ainsi que par
d’autres obligations internationales, en particulier la Convention
des Nations Unies sur les droits de l’enfant. Il note qu’aux termes
de l’article 3 paragraphe 1 de celle-ci, « dans toutes les décisions
qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions
publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités
administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur
de l’enfant doit être une considération primordiale ».
4. Le Comité des Ministres demande instamment aux autorités lituaniennes
et russes de coopérer étroitement sur cette importante question
humanitaire.