Refus de prêter assistance à une victime de viol le 15 décembre 2012 à Cologne (Allemagne)
Réponse
| Doc. 13211
| 16 mai 2013
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1170e réunion des Délégués des Ministres (7 mai 2013). 2013 - Troisième partie de session
- Réponse à
- Question écrite n° 624 (Doc. 13110)
1. En réponse à l’Honorable parlementaire,
le Comité des Ministres note qu’il ne lui appartient pas de se prononcer
sur la conformité, par rapport aux dispositions du Code pénal allemand
et, plus spécifiquement, à l’article 323, al. c, des faits auxquels
celle-ci se réfère.
2. Il y a lieu de noter, toutefois, que la nécessité de fournir
une assistance aux victimes d’agressions sexuelles ou de viol est
couverte par la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention
et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence
domestique.
3. Le Comité des Ministres relève que d’après les informations
que les autorités allemandes lui ont communiquées, tous les hôpitaux
sont dans l’obligation de coopérer et de dispenser les soins et
examens médicaux nécessaires s’il s’agit de réunir des preuves appelées
à contribuer à une enquête pénale. Toutefois, en vertu de la loi
allemande, aucun médecin ou hôpital n’est obligé de procéder à un
avortement ou de fournir une contraception d’urgence, sauf pour
des raisons médicales ou en cas de circonstances susceptibles de mettre
en danger la vie de la personne.
4. Dans des cas d’urgence comme les viols, il est prévu que les
hôpitaux, dont les hôpitaux catholiques qui relèvent de l’archevêché
de Cologne et du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, fournissent
l’assistance nécessaire sous la forme d’une contraception d’urgence
ou d’une information aux victimes. Pour ce qui concerne les événements
auxquels se réfère l’Honorable parlementaire, l’Allemagne a informé
le Comité des Ministres qu’elle ne considère pas que les hôpitaux
catholiques de Cologne aient violé l’article 323, al. c, du Code
pénal allemand, dans la mesure où la personne concernée avait déjà
bénéficié de soins médicaux et ne se trouvait pas, par conséquent,
dans une situation qui aurait nécessité une assistance d’urgence.
5. S’agissant du cas précis rapporté, l’Allemagne a indiqué également
qu’il s’agit d’un fait isolé, dû à un malentendu et à un manque
de clarté du règlement hospitalier, auquel il a été remédié afin
d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise.