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Recours aux violences physiques à l’encontre de journalistes: un défi pour la démocratie

Proposition de résolution | Doc. 13274 | 03 juillet 2013

Signataires :
M. Volodymyr ARIEV, Ukraine, PPE/DC ; M. Pedro AGRAMUNT, Espagne, PPE/DC ; M. Josep Anton BARDINA PAU, Andorre, ADLE ; M. Michael CONNARTY, Royaume-Uni, SOC ; M. Paolo CORSINI, Italie, SOC ; M. Gvozden Srećko FLEGO, Croatie, SOC ; Sir Roger GALE, Royaume-Uni, GDE ; Mme Iryna GERASHCHENKO, Ukraine, PPE/DC ; M. Andrzej HALICKI, Pologne, PPE/DC ; M. Giorgi KANDELAKI, Géorgie, PPE/DC ; Mme Olena KONDRATIUK, Ukraine, PPE/DC ; Mme Vesna MARJANOVIĆ, Serbie, SOC ; M. Nicos NICOLAIDES, Chypre, SOC ; M. Ludo SANNEN, Belgique, SOC ; M. Kimmo SASI, Finlande, PPE/DC ; M. Serhiy SOBOLEV, Ukraine, PPE/DC ; M. Spyridon TALIADOUROS, Grèce, PPE/DC ; M. Gérard TERRIER, France, SOC ; Mme Sabine VERMEULEN, Belgique, NI ; M. Piotr WACH, Pologne, PPE/DC ; M. Emanuelis ZINGERIS, Lituanie, PPE/DC

Ces dernières années, l’on constate une accélération alarmante des brutalités subies par des journalistes de divers pays. Dans certains cas des brigades de police font elles-mêmes usage de la force physique contre des représentants des médias; dans d’autres, on a vu des casseurs suspects aux cheveux courts et en vêtements de sport, que certains soupçonnent d’être payés pour commettre leurs méfaits, agresser les journalistes pendant que la police reste à proximité sans prêter attention à de tels passages à tabac. Ensuite, ni la police, ni les procureurs ne s’intéressent aux victimes qui demandent leur protection ou veulent porter plainte. Des faits de ce genre ont été observés en Géorgie, en Russie, en Turquie, en Ukraine et dans quelques autres pays.

Une telle inertie des forces de l’ordre quand des journalistes sont agressés et passés à tabac, et le fait qu’elles semblent ignorer les faits par la suite, constituent la preuve flagrante que dans certains pays les autorités et les policiers méprisent les principes généraux de la liberté des médias, ce qui constitue une violation directe de l’Etat de droit et de la démocratie.

En nous servant de sa position, et en s’appuyant sur une coopération efficace avec les ONG qui œuvrent en faveur de la liberté des médias, l’Assemblée parlementaire pourrait établir un relevé systématique de tous les incidents des 3 à 5 dernières années, sur la base duquel elle pourrait en conséquence élaborer une solution pour faire cesser les brutalités physiques à l’encontre des journalistes commises tant par les forces de l’ordre que par des délinquants embauchés pour la circonstance.

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