La transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’éthique dans la gouvernance du football sont étroitement liées à la promotion de la fonction sociale du sport et à la lutte contre la corruption. Le fait d’assurer la bonne gouvernance du football peut contribuer de manière significative au respect des valeurs de nos sociétés démocratiques et à la garantie de l’« Etat de droit ». Il s’agit-là de buts fondamentaux du Conseil de l’Europe et de son Assemblée parlementaire.
Tout en reconnaissant et en respectant le principe d’autonomie des instances du football, il apparaît nécessaire de veiller à ce que lesdites instances adhèrent aux normes éthiques les plus strictes et en fassent la promotion. Le sport en général et le football en particulier ne sont pas uniquement des « affaires privées » mais ils relèvent de « l’intérêt général ». L’autonomie dans le sport ne doit pas servir à masquer la corruption, les pots-de-vin ou les malversations.
Les organisations sportives ont un devoir manifeste d’adhérer aux droits de l’homme et de les promouvoir.
En conséquence, l’Assemblée doit encourager et soutenir les réformes visant à améliorer la transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’éthique dans la gouvernance du football à l’échelle internationale et européenne. Dans ce but, l’Assemblée doit élaborer des propositions concrètes et les soumettre à la FIFA, à l’UEFA et à d’autres parties prenantes.