Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Le 1er octobre 2013, l’Assemblée parlementaire a adopté la
Résolution 1952 (2013) sur le droit des enfants à l’intégrité physique,
dans laquelle la circoncision des jeunes garçons pour des raisons
religieuses est mentionnée comme étant préjudiciable à l’intégrité
physique des enfants.
Il est à noter toutefois que les anciennes religions telles
que le judaïsme et l’islam ont pratiqué la circoncision depuis des
siècles et ce jusqu’à nos jours. Ce rite religieux ne présente pas
de risque pour l’enfant et devrait être respecté en tant que tradition
religieuse ancestrale.
Dans ce contexte, la liberté de religion est reconnue dans
l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme (sur
la liberté de pensée, de conscience et de religion), mais également
promue et défendue par l’Assemblée qui a toujours recommandé la
tolérance religieuse dans plusieurs de ses textes tels que la Résolution
1928 (2013) sur «Sauvegarder les droits de l’homme en relation avec
la religion et la conviction, et protéger les communautés religieuses
de la violence», la Recommandation 1962 (2011) sur «La dimension religieuse
du dialogue interculturel» et la Recommandation 1720 (2005) sur
l’«Education et la religion».
Afin d’améliorer la coopération et le dialogue avec les différentes
communautés religieuses dans nos sociétés, l’Assemblée devrait promouvoir
de nouvelles recommandations concernant la tolérance des différentes pratiques
religieuses (incluant la circoncision), en encourageant la compréhension
mutuelle et le respect, à l’instar d’une meilleure information et
pédagogie sur les religions.