Protéger les femmes et les enfants en temps de crise humanitaire
Déclaration écrite
No.
581
| Doc. 13622
| 01 octobre 2014
- Signataires :
- Mme Olivia MITCHELL,
Irlande, PPE/DC ; Lord Donald ANDERSON,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Sirkka-Liisa ANTTILA,
Finlande, ADLE ; M. Josep Anton BARDINA PAU,
Andorre, ADLE ; M. Deniz BAYKAL,
Turquie, SOC ; M. Levan BERDZENISHVILI,
Géorgie, ADLE ; Mme Eka BESELIA,
Géorgie, SOC ; Mme Tinatin BOKUCHAVA,
Géorgie, PPE/DC ; Mme Sílvia Eloïsa BONET PEROT,
Andorre, SOC ; M. Irakli CHIKOVANI,
Géorgie, ADLE ; Mme Lise CHRISTOFFERSEN,
Norvège, SOC ; M. Boriss CILEVIČS,
Lettonie, SOC ; M. Paolo CORSINI,
Italie, SOC ; Mme Pascale CROZON,
France, SOC ; Mme Ismeta DERVOZ,
Bosnie-Herzégovine, PPE/DC ; Mme Ute FINCKH-KRÄMER,
Allemagne, SOC ; M. Gvozden Srećko FLEGO,
Croatie, SOC ; M. Daniel FLOREA,
Roumanie, SOC ; Mme Darina GABÁNIOVÁ,
République slovaque, SOC ; M. Karl GARÐARSSON,
Islande, ADLE ; Mme Maria GIANNAKAKI,
Grèce, SOC ; Mme Ana GUŢU,
République de Moldova, ADLE ; M. Tore HAGEBAKKEN,
Norvège, SOC ; Mme Carina HÄGG,
Suède, SOC ; M. Mike HANCOCK,
Royaume-Uni, ADLE ; M. Alfred HEER,
Suisse, ADLE ; M. Pavel HOLÍK,
République tchèque, SOC ; M. Gediminas JAKAVONIS,
Lituanie, ADLE ; Mme Snežana JONICA,
Monténégro, SOC ; M. Igor KOLMAN,
Croatie, ADLE ; Mme Athina KYRIAKIDOU,
Chypre, SOC ; M. Pierre-Yves LE BORGN',
France, SOC ; Mme Valentina LESKAJ,
Albanie, SOC ; M. Jacob LUND,
Danemark, SOC ; M. Dirk Van der MAELEN,
Belgique, SOC ; Mme Guguli MAGRADZE,
Géorgie, SOC ; M. Philippe MAHOUX,
Belgique, SOC ; Mme Meritxell MATEU PI,
Andorre, ADLE ; Mme Liliane MAURY PASQUIER,
Suisse, SOC ; Mme Oľga NACHTMANNOVÁ,
République slovaque, SOC ; M. Žarko OBRADOVIĆ,
Serbie, SOC ; M. Bernard PASQUIER,
Monaco, ADLE ; M. Grigore PETRENCO,
République de Moldova, GUE ; Mme Mechthild RAWERT,
Allemagne, SOC ; M. Luc RECORDON,
Suisse, SOC ; Mme Mailis REPS,
Estonie, ADLE ; M. Indrek SAAR,
Estonie, SOC ; Mme Deborah SCHEMBRI,
Malte, SOC ; M. Damir ŠEHOVIĆ,
Monténégro, SOC ; M. Predrag SEKULIĆ,
Monténégro, SOC ; M. Aleksandar SENIĆ,
Serbie, SOC ; M. Elkhan SULEYMANOV,
Azerbaïdjan, PPE/DC ; Mme Chiora TAKTAKISHVILI,
Géorgie, ADLE ; M. Ahmet Kutalmiş TÜRKEŞ,
Turquie, ADLE ; Mme Dana VÁHALOVÁ,
République tchèque, SOC ; M. Petrit VASILI,
Albanie, SOC ; M. Volodymyr VECHERKO,
Ukraine, ADLE ; M. Mark VERHEIJEN,
Pays-Bas, ADLE ; M. Eric VORUZ,
Suisse, SOC ; Mme Nataša VUČKOVIĆ,
Serbie, SOC ; Mme Gisela WURM,
Autriche, SOC ; M. Jordi XUCLÀ,
Espagne, ADLE ; Mme Kristýna ZELIENKOVÁ,
République tchèque, ADLE ; M. Levon ZOURABIAN,
Arménie, ADLE
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Pendant l’été 2014, plusieurs crises humanitaires ont éclaté
dans le monde, l’immense majorité des personnes déplacées et des
réfugiés étant des femmes et des enfants. Ils représentent le groupe
le plus vulnérable parmi les réfugiés, car ils risquent d’être victimes
de violences sexuelles, notamment de viol, et sont exposés à des traumatismes,
à la malnutrition et aux maladies. Les femmes, notamment les femmes
enceintes, n’ont pas accès à des services de santé génésique, ce
qui constitue une catastrophe sanitaire majeure.
En septembre, à Gaza, il y avait 46 000 femmes enceintes,
dont 10 000 femmes déplacées ; 200 000 femmes enceintes en Syrie
et 60 000 dans le nord de l’Irak nécessitaient des soins urgents ;
en Ukraine, une forte proportion des personnes déplacées sont des
femmes, dont un grand nombre sont enceintes. Au Libéria, trois cas
de mortalité sur quatre dus au virus Ebola concernent des femmes
et en Sierra Leone, elles sont 3 sur 5. Les infirmières représentent
la majorité du personnel soignant infecté qui décède à cause de
ce virus.
Nous appelons tous les Etats membres du Conseil de l'Europe
à réagir face aux conséquences disproportionnées de la crise humanitaire
sur les femmes et les enfants et exhortons les Etats à accorder
la priorité au financement des besoins des femmes et des enfants,
plus particulièrement en matière de santé.
Nous encourageons la communauté internationale à envisager
les conséquences à long terme de la reconstruction des infrastructures
de santé et la nécessité d’un soutien psychologique pour les personnes touchées.