L’Assemblée parlementaire recommande par conséquent aux Etats
membres du Conseil de l’Europe:
4.1 de
placer la lutte contre le cancer du sein au premier rang de leurs
préoccupations de santé;
4.2 de veiller à ce que les femmes aient accès à des programmes
nationaux de dépistage par mammographie, soumis à un contrôle de
qualité et conformes aux lignes directrices européennes, ainsi qu’à
des informations précises, fondées sur des connaissances validées
concernant les avantages potentiels et les risques liés à ces programmes,
afin qu’elles puissent décider en connaissance de cause d’y participer;
4.3 de veiller à ce que tou(te)s les patient(e)s atteint(e)s
d’un cancer du sein, quel que soit leur lieu de résidence, aient
un accès effectif à un diagnostic et à un traitement de qualité
garantie dans des unités de sénologie multidisciplinaires, en connexion
avec les programmes nationaux de dépistage, conformes aux lignes
directrices européennes, qui encouragent la prise de décision commune
entre les patient(e)s et les équipes médicales;
4.4 de créer et de tenir à jour des registres nationaux des
cancers, fournissant des données fiables sur la situation dans les
Etats membres, et de les charger, entre autres, d’informer et de
sensibiliser les médias et le grand public sur la bonne interprétation
de ces données;
4.5 d’interdire toute discrimination fondée sur le statut
de la maladie à l’égard des patient(e)s atteint(e)s de cancer du
sein, en particulier dans les domaines de l’emploi et de l’assurance;
4.6 d’encourager les chercheurs de tous les Etats membres
et observateurs du Conseil de l’Europe à œuvrer ensemble pour approfondir
leurs connaissances de la maladie et améliorer les techniques de dépistage,
de diagnostic et de traitement en vue de diminuer les taux de mortalité,
d’améliorer la qualité de vie des patient(e)s, de réduire les cas
de surdiagnostic et de surtraitement, et, à terme, de trouver un remède
pour guérir le cancer du sein.