Un an après l’annexion de la Crimée par la Fédération de Russie, la situation des droits de l’homme dans cette péninsule est préoccupante. Les Tatars de Crimée et les Ukrainiens sont victimes de persécutions. Deux militants ont été retrouvés morts et, craignant pour leur sécurité, des milliers de personnes ont quitté la Crimée. Le chef des Tatars de Crimée, M. Mustafa Djemilev, est banni du territoire de la Crimée. La Mejlis, qui est la principale organisation nationale des Tatars de Crimée, est soumise à la pression constante des services de sécurité russes (FSB). La police russe a perquisitionné dans les locaux de la chaîne de télévision des Tatars de Crimée. Le gouvernement d’occupation a fermé les écoles et facultés universitaires ukrainiennes. Les militants LGBT souffrent d’une persécution intense et généralisée. Les Musulmans, les Juifs et les personnes appartenant à des confessions chrétiennes autres que l’église orthodoxe russe subissent les menaces des milices paramilitaires locales (Samooborona). L’identité linguistique, nationale et culturelle, la liberté de religion et d’expression et la liberté des médias sont bafouées en Crimée.
Toutes les informations ci-dessus sont des faits dont tous les organismes de défense des droits de l’homme devraient s’inquiéter. Le gouvernement d’occupation russe empêche la communauté internationale d’évaluer la situation des droits de l’homme dans la Crimée annexée. Cette situation devrait faire l’objet d’un rapport de l’Assemblée parlementaire.