Non-extradition de la Turquie vers le Danemark d'un assassin présumé / Demandes d’extradition présentées au Danemark par la Turquie
Réponse à Question écrite
| Doc. 13732
| 16 mars 2015
1. Le Comité des Ministres juge de la plus
haute importance que les Etats Parties aux conventions du Conseil
de l’Europe respectent pleinement leurs obligations au titre de
ces conventions, dont la Convention européenne d’extradition (STE
no 24). Il relève que tous les Etats
membres du Conseil de l’Europe, dont le Danemark et la Turquie,
se sont engagés à lutter contre le terrorisme et à coopérer à cette
fin au niveau international.
2. Le Comité des Ministres relève, en outre, que la Convention
d’extradition se fonde sur une obligation d’extrader, comme le prévoit
son article 1, sous réserve d’exceptions prévues par la Convention
et du respect de certaines formalités. Si l’extradition n’a pas
lieu, la Convention inclut, dans son article 18, l’obligation pour la
Partie requise d’informer la Partie requérante de sa décision sur
l’extradition et de donner les raisons de tout rejet complet ou
partiel.
3. S’agissant des affaires mentionnées par Messieurs les parlementaires
dans les questions écrites précitées, le Comité note qu’en ce qui
concerne la Question écrite no 668, les autorités danoises attendent toujours
les informations voulues de la part des autorités turques concernant
la demande danoise d’extradition au titre de la Convention d’extradition
et d’entraide judiciaire en vertu de la Convention européenne d’entraide judiciaire
en matière pénale (STE no 30).
4. S’agissant de la Question écrite no 671,
le Comité a été informé que la Turquie a, en 2012 et 2013, adressé
au Danemark deux demandes afin que soient extradés des membres présumés
du PKK. A propos de la première d’entre elles, une demande d’informations
complémentaires formulée par le Danemark n’a pas donné de résultats
permettant aux autorités danoises d’établir que les conditions d’extradition
étaient réunies. Elles ont informé les autorités turques de leur
décision de rejeter la demande et en ont indiqué les raisons en octobre
2013. La seconde demande est toujours à l’examen. Les autorités
danoises évaluent actuellement les informations complémentaires
qui leur ont été transmises par la Turquie.