Prisonniers politiques en République de Moldova
Réponse à Question écrite
| Doc. 13737
| 23 mars 2015
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
lors de la 1223e réunion des Délégués
des Ministres (18 mars 2015). 2015 - Deuxième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 673 (Doc. 13692)
1. Lors de l’examen de la question posée
par l’Honorable parlementaire par le Comité des Ministres, la délégation
de la République de Moldova a informé le Comité des points suivants:
2. En premier lieu, la procédure pénale engagée par le parquet
général à l’encontre des personnes mentionnées dans la question
reposait sur un soupçon raisonnable qu’ils aient commis des infractions
prévues par le Code pénal de la République de Moldova. Ces personnes
ont été inculpées de plusieurs chefs d’accusation: préparation de
troubles de masse, trafic d’influence, violation du droit à la liberté
de réunion, blanchiment d’argent, trafic à grande échelle, corruption
d’électeurs, menaces de meurtre et dommages corporels infligés à
une personne exerçant une charge publique. L’enquête a été ouverte
avec l’autorisation de juges, conformément au Code de procédure
pénale.
3. En second lieu, les enquêtes relatives à M. Amerberg et à
M. Grigorciuc ont eu lieu avant le début de la campagne électorale,
alors que ni l’un ni l’autre n’était un membre actif doté de pouvoirs
de décision au sein d’un parti politique enregistré, ni candidat
aux élections. Les infractions présumées ont fait l’objet d’enquêtes menées
en bonne et due forme et étayées conformément à la législation nationale
en vigueur. Les quatre personnes ont bénéficié de l’assistance d’avocats
et des autres garanties procédurales prévues par la loi.
4. Enfin, les tribunaux de première instance, de même que la
cour d’appel, ont rejeté les allégations selon lesquelles les mesures
préventives à l’égard de ces quatre personnes n’auraient pas été
prises en toute impartialité. L’examen des affaires n’a pas révélé
d’ingérence dans le déroulement de l’enquête pénale ni dans les
actes de procédure. Les dossiers pénaux des quatre personnes seront
bientôt complets et envoyés au tribunal.
5. Le Comité des Ministres rappelle que toute personne relevant
de la juridiction d’un Etat membre qui estime que ses droits protégés
par la Convention européenne des droits de l’homme (STE no 5)
ont été violés, y compris le droit à un procès équitable, peut déposer
une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme dans
les conditions énoncées dans la Convention.