L’efficacité de la Convention européenne des droits de l’homme: la Déclaration de Brighton et au-delà
Réponse à Recommandation
| Doc. 13879
| 24 septembre 2015
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1235e réunion des Délégués des Ministres (15-16 septembre 2015). 2015 - Quatrième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2070
(2015)
1. Le Comité des Ministres
a examiné attentivement la Recommandation 2070 (2015) de l’Assemblée parlementaire
sur «L’efficacité de la Convention européenne des droits de l’homme:
la Déclaration de Brighton et au-delà», qu’il a transmise au Comité
directeur pour les droits de l’homme (CDDH) pour information et commentaires
éventuels.
2. S’agissant de l’appel lancé par l’Assemblée parlementaire
au Comité des Ministres afin qu’il renforce et améliore tous les
moyens dont il dispose pour accélérer l’exécution des arrêts de
la Cour européenne des droits de l’homme, le Comité rappelle que
l’exécution des arrêts et sa surveillance constituent l’une des grandes
priorités des travaux en cours et à venir visant à garantir l’efficacité
de la Convention. Cette priorisation résulte de la Déclaration et
du Plan d’action adoptés à la Conférence de haut niveau de Bruxelles
sur «La mise en œuvre de la Convention européenne des droits de
l’homme, notre responsabilité partagée» et des décisions prises
par le Comité des Ministres à sa 125e Session, en mai dernier, pour
lui donner suite. Le Comité des Ministres rappelle également que
le CDDH a été chargé d’élaborer un rapport final sur l’avenir à
plus long terme du système conventionnel, qui devrait être parachevé
avant la fin de 2015 et qui couvre également ces questions.
3. L’Assemblée parlementaire invite le Comité des Ministres à
prendre des mesures plus fermes en cas de non-respect dilatoire,
continu ou répétitif des arrêts de la Cour. Le Comité convient qu’il
s’agit d’une question d’importance et rappelle que ces situations
sont couvertes par le Plan d’action de la Conférence de Bruxelles
Note et d’éventuelles mesures
à prendre seront étudiées dans le cadre de sa mise en œuvre. Il
rappelle également les précédents travaux du CDDH dans ce domaine,
notamment son rapport de 2013 sur la question de savoir s’il convient
de prendre des mesures plus efficaces à l’égard des Etats qui ne
se conforment pas aux arrêts de la Cour dans un délai approprié.
Le Comité se félicite de la volonté de l’Assemblée d’œuvrer au renforcement des
synergies dans ce domaine, y compris avec la société civile. Il
rappelle que le développement de synergies renforcées tant au niveau
national qu’européen afin de garantir une exécution effective des
arrêts figure également dans le Plan d’action de la Déclaration
de Bruxelles
Note.
4. Enfin, le Comité des Ministres informe l’Assemblée que la
question de la liquidation de l’arriéré de requêtes fondées, notamment
l’appel à envisager l’octroi à la Cour d’un budget extraordinaire
temporaire, et celle du renforcement de l’autorité de la chose interprétée
(res interpretata) des arrêts
de la Cour, font toutes deux l’objet, parallèlement à de nombreuses
autres propositions, de la réflexion menée actuellement sur l’avenir
à plus long terme de la Convention.
5. Le Comité des Ministres ne manquera pas de tenir l’Assemblée
au courant de tout développement concernant les questions couvertes
par la recommandation. Il apprécie l’intérêt porté par l’Assemblée
à ces questions et les initiatives qu’elle prend en la matière.