Les «Panama Papers» – une occasion de dénoncer la corruption et le crime organisé
Proposition de résolution
| Doc. 14034
| 20 avril 2016
- Signataires :
- M. Pieter OMTZIGT,
Pays-Bas, PPE/DC ; M. Samvel FARMANYAN,
Arménie, PPE/DC ; M. Xavier GARCÍA ALBIOL,
Espagne, PPE/DC ; M. Valeriu GHILETCHI,
République de Moldova, PPE/DC ; M. Antonio GUTIÉRREZ,
Espagne, SOC ; M. Domagoj HAJDUKOVIĆ,
Croatie, SOC ; Mme Naira KARAPETYAN,
Arménie, PPE/DC ; M. Pierre-Yves LE BORGN',
France, SOC ; Mme Inese LĪBIŅA-EGNERE,
Lettonie, PPE/DC ; Mme Meritxell MATEU,
Andorre, ADLE ; M. Killion MUNYAMA,
Pologne, PPE/DC ; M. Miroslav NENUTIL,
République tchèque, SOC ; Mme Carmen QUINTANILLA,
Espagne, PPE/DC ; Mme Azadeh ROJHAN GUSTAFSSON,
Suède, SOC ; M. Nikolaus SCHERAK,
Autriche, ADLE ; M. Mher SHAHGELDYAN,
Arménie, PPE/DC ; M. Andrej ŠIRCELJ,
Slovénie, PPE/DC ; M. Serhiy SOBOLEV,
Ukraine, PPE/DC ; Mme Lorella STEFANELLI,
Saint-Marin, PPE/DC ; Mme Chiora TAKTAKISHVILI,
Géorgie, ADLE ; M. Konstantinos TZAVARAS,
Grèce, PPE/DC ; M. Evangelos VENIZELOS,
Grèce, SOC ; M. Sergiy VLASENKO,
Ukraine, PPE/DC ; M. Morten WOLD,
Norvège, CE ; M. Leonid YEMETS,
Ukraine, PPE/DC
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
La publication des «Panama Papers», qui mettent en cause notamment
d’anciens dirigeants et des dirigeants en exercice du monde entier,
donne accès à une somme considérable d’informations relatives à
des activités criminelles menées dans le secret des paradis fiscaux.
L’Assemblée parlementaire estime que la divulgation de ces informations
est dans l’intérêt général et conforme à ses principes directeurs
sur les donneurs d’alerte.
Les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent agir sans
tarder sur la base de ces informations afin:
- de dénoncer les affaires de corruption, de criminalité
organisée et de blanchiment d’argent et de poursuivre en justice
tous ceux qui ont enfreint la loi;
- de réformer leur législation pour mettre fin au recours
abusif aux paradis fiscaux conformément à la Résolution 1881 (2012)
de l’Assemblée de manière à prévenir les pratiques fiscales dommageables
qui privent de nombreux Etats des recettes nécessaires et à empêcher
que le système opaque de sociétés écrans ne serve aux criminels
organisés et aux fonctionnaires corrompus à blanchir des capitaux.
Compte tenu du volume d’informations disponibles, des efforts
concertés de grande ampleur s’imposent. Les autorités nationales,
les ONG et les médias doivent tous être encouragés à donner suite
aux informations révélées qui doivent être rendues largement accessibles,
de préférence par l’intermédiaire de l’Internet, sous une forme
permettant de faire des recherches.
L’Assemblée devrait analyser les «Panama Papers» sous l’angle
juridique et formuler des propositions pour engager une action législative
tant au niveau national qu’international, notamment dans les domaines
du droit pénal positif (blanchiment d’argent, fraude, corruption
et évasion fiscale) et de la procédure pénale, y compris des règles
de preuve, ainsi que pour promouvoir la coopération internationale
en la matière.