Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Le 3 février 2016 Giulio Regeni, un citoyen italien de 28
ans, a été kidnappé, torturé sauvagement et tué au Caire, où il
menait des recherches sur les syndicats égyptiens dans le cadre
d’un doctorat auprès de l’Université de Cambridge.
Les autorités italiennes et la communauté académique européenne
ont demandé aux autorités égyptiennes de faire toute la lumière
sur les événements. Deux mois après, les réponses demeurent réticentes
et tout-à-fait insatisfaisantes.
Nous exprimons notre condamnation véhémente de cet épisode
intolérable et notre solidarité à la famille de Giulio et aux familles
de toute victime de violence et de torture.
Etant donné que l’Egypte a signé la Convention des Nations
Unies contre la torture et que l’article 52 de sa Constitution qualifie
la torture sous toutes ses formes de «crime imprescriptible», nous
demandons au Gouvernement égyptien de collaborer pleinement pour
établir la vérité sur la mort de Giulio Regeni.
Nous invitons nos gouvernements à exercer toute pression afin
que l’Egypte montre son engagement actif dans le respect des droits
humains et la pleine coopération internationale. Ce n’est qu’ainsi
que l’Egypte pourra asseoir sa crédibilité de pays engagé sur la
voie de la démocratie et de l’Etat de droit.