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Les migrations sous l’angle de l’égalité entre les femmes et les hommes

Proposition de résolution | Doc. 14095 | 21 juin 2016

Signataires :
Mme Elena CENTEMERO, Italie, PPE/DC ; M. Jean-Charles ALLAVENA, Monaco, PPE/DC ; Mme Sílvia Eloïsa BONET, Andorre, SOC ; M. Paolo CORSINI, Italie, SOC ; Mme Adele GAMBARO, Italie, ADLE ; M. Francesco Maria GIRO, Italie, PPE/DC ; M. Hans Fredrik GRØVAN, Norvège, PPE/DC ; Mme Gabriela HEINRICH, Allemagne, SOC ; M. Frank J. JENSSEN, Norvège, PPE/DC ; M. Georgii LOGVYNSKYI, Ukraine, PPE/DC ; M. Zsolt NÉMETH, Hongrie, PPE/DC ; M. Joseph O'REILLY, Irlande, PPE/DC ; Mme Liliana PALIHOVICI, République de Moldova, PPE/DC ; Mme Mechthild RAWERT, Allemagne, SOC ; Mme Ingjerd SCHOU, Norvège, PPE/DC ; M. Senad ŠEPIĆ, Bosnie-Herzégovine, PPE/DC ; M. Serhiy SOBOLEV, Ukraine, PPE/DC ; M. Damien THIÉRY, Belgique, ADLE ; M. Stefaan VERCAMER, Belgique, PPE/DC ; M. Leonid YEMETS, Ukraine, PPE/DC ; Mme Svitlana ZALISCHUK, Ukraine, PPE/DC

Les migrations peuvent avoir, dans les Etats membres du Conseil de l'Europe, des conséquences des points de vue des droits de l'homme et de la non-discrimination. Cela concerne les femmes et les hommes, qu’ils soient des citoyens européens ou des étrangers cherchant refuge en Europe pour échapper aux guerres ou aux difficultés politiques ou économiques. Les femmes migrantes ou demandeuses d’asile ne sont pas visibles et sont uniquement mentionnées quand elles sont victimes de violences. Dans les familles de migrants et de demandeurs d'asile, les femmes ont souvent un statut inférieur à celui des hommes. Le plus souvent, c’est poussées par les hommes, et non à leur propre initiative, qu’elles émigrent, ce qui les rend moins heureuses de partir et moins disposées à s’intégrer dans un nouveau contexte. Les lois et réglementations sur l’accueil des migrants ciblent souvent l’homme et envisagent simplement la femme comme un membre de la famille associé au migrant. Cela peut renforcer l’idée que les femmes jouent simplement un rôle dans la famille, et non sur le marché du travail, ce qui peut limiter le type d’emplois auxquels elles ont accès, comme les tâches ménagères et la garde d’enfants. Il est également plus difficile aux demandeuses d’asile d’accéder au statut de réfugiée, car les persécutions qu’elles peuvent invoquer s’inscrivent souvent dans un cadre privé et sont plus difficilement reconnues comme justifiant l’octroi de ce statut.

L’Assemblée a maintes fois abordé la question des femmes migrantes. L’Assemblée devrait analyser la situation actuelle et suggérer des possibilités d’offrir aux femmes migrantes et demandeuses d’asile un accès au marché du travail, leur permettant ainsi de prendre leur destin en main et de modifier le partage des responsabilités au sein de la famille. Il faut également prendre en compte le rôle de ces femmes dans l’éducation et dans l’intégration des enfants ainsi que le problème des violences domestiques.

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