Qualité de l’air et émissions des moteurs diesel dans les centres urbains
Proposition de résolution
| Doc. 14185
| 14 octobre 2016
- Signataires :
- M. Geraint DAVIES,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Sahar ALQAWASMI,
Palestine ; Lord Donald ANDERSON,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Sílvia Eloïsa BONET,
Andorre, SOC ; M. Joseph DEBONO GRECH,
Malte, SOC ; Mme Renata DESKOSKA,
''L'ex-République yougoslave de Macédoine'', SOC ; Lord George FOULKES,
Royaume-Uni, SOC ; Sir Roger GALE,
Royaume-Uni, CE ; M. Jean-Pierre GRIN,
Suisse, ADLE ; M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; M. Carles JORDANA,
Andorre, ADLE ; Mme Anne KALMARI,
Finlande, ADLE ; M. Serhii KIRAL,
Ukraine, CE ; M. Ian LIDDELL-GRAINGER,
Royaume-Uni, CE ; Baroness Doreen MASSEY,
Royaume-Uni, SOC ; Sir Alan MEALE,
Royaume-Uni, SOC ; M. Rónán MULLEN,
Irlande, PPE/DC ; Mme Judith PALLARÉS,
Andorre, ADLE ; Mme Catherine QUÉRÉ,
France, SOC ; M. Paul SCULLY,
Royaume-Uni, CE ; M. Virendra SHARMA,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Petra De SUTTER,
Belgique, SOC
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Environ 400 000 personnes par an décèdent prématurément dans
l'Union européenne à cause de la pollution des particules fines
et des oxydes d’azote produits par les moteurs diesel.
Les voitures diesel produisent 22 fois plus de particules
cancérigènes que les voitures à essence, et quatre fois plus d’oxydes
d’azote (NOx). Ces émissions endommagent les poumons et les vaisseaux
sanguins et engendrent des maladies cardiaques, des accidents vasculaires
cérébraux et le diabète -autant de conséquences médicales connues
depuis plus de 15 ans.
En 2010, le coût de ces décès prématurés liés à la pollution
de l’air dans les pays de la région Europe de l’OMS a été évalué
à 1 431 milliards de dollars. Le coût global annuel pour l’économie
des retombées sanitaires de la pollution atmosphérique et de la
mortalité qu’elle induit, y compris les estimations des coûts de
la morbidité, est de 1 575 milliards de dollars par an.
Environ 50 % des nouvelles automobiles de l’Union européenne
roulent désormais au diesel, alors qu’elles étaient à peine 10%
en 1990. Les résultats des tests d’émissions en laboratoire ne se
retrouvent pas dans les conditions normales de conduite sur route,
et certains véhicules ont même été équipés de dispositifs de contournement
des contrôles anti-pollution.
Par conséquent, l’Assemblée parlementaire appelle les gouvernements
des Etats membres à:
- améliorer
la qualité de l’air dans les villes en veillant à ce que les émissions
mesurées sur les véhicules en laboratoire soient les mêmes que dans
les conditions normales de conduite sur route;
- mettre en place des contrôles mobiles d’émissions, déceler
les «dispositifs de triche», interdire la suppression des éléments
installés pour réduire la pollution et étendre les zones à faibles
émissions et les zones piétonnes;
- limiter l’accès aux agglomérations des véhicules diesel
les plus polluants, encourager les tramways électriques et les bus
et taxis électriques ou fonctionnant au GPL ou à l’hydrogène;
- lancer des programmes de mise à la casse et de subventions
visant les vieux véhicules diesel très polluants;
- prendre des mesures fiscales d’incitation à utiliser des
transports publics et privés plus durables et à investir.