A la fin du paragraphe 2, après les mots «discours de haine», ajouter les mots «et à l’incitation à la violence».
Au paragraphe 2, après la première phrase, insérer la phrase suivante:
«De plus en plus d’enfants migrants de première, de deuxième ou de troisième génération ainsi que d’enfants adoptifs et minoritaires rapportent des expériences de racisme dans leur vie quotidienne.»
Au paragraphe 3, après l’adjectif «internationaux», insérer le libellé suivant:
«, comme la Convention internationale des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et le Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité relatif à l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques (STE no 189),»
A la fin du paragraphe 6, ajouter la phrase suivante:
«A cet égard, l’Assemblée parlementaire souligne que la législation dans les Etats membres doit s’inspirer de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, et notamment de l’arrêt de sa Grande Chambre dans l’affaire Delfi AS c. Estonie.»
Au paragraphe 7.2.2, après le mot «formes», insérer les mots «d’incitation à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes,».
Au début du paragraphe 7.4.2, insérer le libellé suivant:
«à reconnaître que les enfants et les jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets négatifs de la cyberdiscrimination et de la haine en ligne;»
Au paragraphe 7.5.1, après les mots «la Convention européenne des droits de l’homme», insérer le libellé suivant:
«et de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance»
Après le paragraphe 7.5.1, insérer le paragraphe suivant:
«à encourager les intermédiaires internet à établir des procédures internes claires et efficaces pour la gestion des signalements du discours de haine;»
Au paragraphe 7.5.3, remplacer le libellé «les obligations de protection des données telles que définies par la loi» par les mots «les normes internationales en matière de protection des données».
A la fin du paragraphe 8, ajouter le libellé:
«et en soutenant les initiatives de partenaires, comme la campagne «Les médias contre la haine» d’Article 19, de la Fédération européenne des journalistes et d’autres.»
Après le paragraphe 3.1, insérer la paragraphe suivant:
«à revoir et actualiser sa Stratégie sur la gouvernance de l’internet 2016-2019 compte tenu de la Résolution … (2017) «Mettre fin à la cyberdiscrimination et aux propos haineux en ligne» et de la Résolution … (2017) «Médias en ligne et journalisme: défis et responsabilités»;»
Après le paragraphe 3.1, insérer le paragraphe suivant:
«à lancer des travaux sur l’éducation contre le racisme et le discours de haine, en mettant l’accent en particulier sur les enfants;»
Si la notion d’incitation à la violence est contenue dans le discours de haine, c’est toutefois une notion quelque peu différente. C’est pourquoi il est suggéré de la mentionner explicitement, afin que les mesures prises contre le discours de haine puissent aussi contribuer à lutter de façon plus appropriée contre ce phénomène corrélé.
La proposition de résolution «protéger les enfants contre le racisme et le discours de haine» (Doc. 14040) est prise en considération dans le rapport de Mme Maij. L’amendement vise à renforcer cet aspect.
La cyberdiscrimination et le discours de haine en ligne sont visés spécifiquement par l’article 4 de la Convention internationale des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et le Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité. Il conviendrait de rappeler ces normes juridiques.
Par l’arrêt de sa Grande Chambre dans l’affaire Delfi AS c. Estonie (Requête no 64569/09), la Cour européenne des droits de l’homme a clarifié la responsabilité des fournisseurs de service internet eu égard aux propos haineux publiés par des tierces parties. Il est utile de rappeler cet arrêt de référence.
Le paragraphe 7.2.2 du projet de résolution exige que toutes les formes d'intimidation, de harcèlement, de menace et de traque en ligne puissent être «effectivement poursuivies en vertu du droit national». Il semble approprié d’inclure toute conduite en ligne qui incite publiquement à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes.
La proposition de résolution «protéger les enfants contre le racisme et le discours de haine» (Doc. 14040) est prise en considération dans le rapport de Mme Maij. L’amendement vise à renforcer cet aspect.
Outre la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, un travail très spécifique et poussé sur cette question a été accompli par la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance. Il serait donc approprié de le mentionner dans cet alinéa.
Les cas de cyberdiscrimination et de discours de haine en ligne sont généralement mis au jour par des utilisateurs qui les signalent à leurs fournisseurs de services internet. Par conséquent, ces fournisseurs devraient mettre en place des procédures internes claires et efficaces pour gérer ces signalements.
La protection des données pourrait faire obstacle à la coopération et l’entraide judiciaires entre les forces de l’ordre. Le droit à la protection des données à caractère personnel n’est pas un droit absolu, mais peut être restreint pour la répression des infractions pénales.
Article 19, la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et d’autres organisations ont lancé la campagne «Les médias contre la haine» (http://europeanjournalists.org/mediaagainsthate/). Cette campagne mérite d’être saluée et mentionnée afin d’encourager la coopération et les effets de synergie qui lui sont inhérents.
Le Comité des Ministres a adopté sa Stratégie sur la gouvernance de l’internet 2016-2019 pour guider les travaux du Conseil de l’Europe dans ce domaine. Il est important que le Comité des Ministres procède à son actualisation à la lumière des résolutions pertinentes de l’Assemblée parlementaire.
La proposition de résolution «protéger les enfants contre le racisme et le discours de haine» (Doc. 14040) est prise en considération dans le rapport de Mme Maij. L’amendement vise à renforcer cet aspect.