Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Comme les faits démontrent de plus en plus que la crise des
migrants et des réfugiés en Europe est exploitée par les gangs et
les réseaux de traite des êtres humains, qui ciblent les personnes
les plus vulnérables, il importe que l’Assemblée parlementaire examine
l’instrument déjà novateur que représente la Convention sur la lutte
contre la traite des êtres humains (STCE n° 197), afin de formuler
d’éventuelles recommandations visant à garantir que tous les États
membres prennent davantage de mesures pour identifier et poursuivre
les trafiquants, dans le but de les condamner. L’Assemblée devrait
par ailleurs présenter des propositions visant à renforcer la législation,
afin que les victimes qui se présentent soient rapidement identifiées
et qu’une assistance pratique, juridique et médicale leur soit dispensée
pour accélérer leur rétablissement et atténuer les risques d’exploitation
ultérieure.
Compte tenu de la nouveauté et de l’évolution de la situation,
l’Assemblée devrait réfléchir aux moyens qui permettraient au Conseil
de l’Europe de veiller le mieux possible à ce que l’ensemble des
États membres collaborent au niveau opérationnel et en mettant en
commun leurs renseignements, leurs informations et leur données,
de manière à mieux intercepter les réseaux de trafiquants et à faire
en sorte que les trafiquants soient moins à même de profiter de
la vulnérabilité des personnes en quête de sécurité, qui se trouvent
prises dans la crise des migrants et des réfugiés.
Il importe en outre que l’Assemblée réfléchisse à la prise
de nouvelles initiatives en vue d’aider les victimes et d’accélérer
leur rétablissement, tout en reconnaissant l’action pionnière de
la Convention du Conseil de l’Europe et le travail essentiel mené
par le Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres
humains (GRETA). Il est en effet peu probable que l’actuelle crise
des migrants et des réfugiés soit de courte durée.