Assassinat de Mme Daphne Caruana Galizia
Réponse à Question écrite
| Doc. 14515
| 22 mars 2018
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la 1311e réunion
des Délégués des Ministres (21 mars 2018). 2018 - Deuxième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 727 (Doc. 14469)
1. Le Comité des Ministres rappelle que
la liberté d’expression et d’information est garantie par l’article
10 de la Convention européenne des droits de l’homme, que tous les
États membres se sont engagés à respecter. Le Comité des Ministres
attache une grande importance à la protection et à la sécurité des
journalistes, conformément aux principes et lignes directrices énoncés
dans sa Recommandation
CM/Rec(2016)4 sur
la protection du journalisme et la sécurité des journalistes et
autres acteurs des médias.
2. Le Comité des Ministres souligne que depuis l’assassinat de
Mme Daphne Caruana Galizia, la délégation
de Malte a fourni à deux reprises des informations à propos des
mesures prises par les autorités maltaises sur cette question et
concernant les résultats obtenus à ce jour.
3. S’agissant des allégations auxquelles se réfère l’Honorable
Parlementaire, la délégation de Malte a indiqué qu’elles font actuellement
l’objet d’une enquête judiciaire. Elle a également informé le Comité
des Ministres que le Commissaire aux droits de l’homme s’est rendu
à Malte en novembre 2017 et a publié un rapport sur sa visite, que
le GRECO visitera Malte prochainement, tout comme MONEYVAL, qui
mènera une évaluation de suivi. La délégation de Malte a expliqué
que les enquêtes nécessaires sont conduites par des instances judiciaires
indépendantes et avec la pleine coopération des mécanismes du Conseil
de l’Europe compétents en la matière. Elle a exprimé son engagement
à tenir le Comité des Ministres pleinement informé des conclusions
de ces enquêtes.
4. Compte tenu des informations précitées, le Comité des Ministres
ne voit aucune raison de prendre des mesures supplémentaires. Il
est certain que les autorités maltaises continueront d’utiliser
de manière appropriée les moyens et mécanismes existants au Conseil
de l’Europe et au niveau national, dans le plein respect des valeurs
et standards fondamentaux du Conseil de l’Europe.