La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires («la Charte»; STE no 148) est le seul instrument international qui est juridiquement contraignant pour la protection et la promotion des langues régionales ou minoritaires traditionnellement pratiquées. La sauvegarde des langues régionales ou minoritaires suppose de les utiliser dans tous les domaines de la vie privée et publique. Partant du principe de la «promotion par l’usage», la Charte impose à ses États parties l’obligation légale de garantir et de promouvoir l’utilisation effective des langues régionales ou minoritaires dans l’enseignement, la justice, l’administration et les services publics, les médias, les activités et les équipements culturels, la vie économique et sociale et la coopération transfrontalière. L’application de la Charte est contrôlée par un comité d’experts indépendants.
La Charte a été ouverte à la signature le 5 novembre 1992 et est entrée en vigueur le 1er mars 1998. À ce jour, elle a été ratifiée par les 25 États suivants: Allemagne, Arménie, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Finlande, Hongrie, Liechtenstein, Luxembourg, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Ukraine. Huit autres États l’ont signéeNote. Six États se sont engagés à la ratifier lors de leur adhésion au Conseil de l’Europe, mais ne l’ont pas encore fait (Albanie, Azerbaïdjan, Fédération de Russie, Géorgie, «l’ex-République yougoslave de Macédoine» et République de Moldova).
L’article 16.5 de la Charte dispose que le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe fera un rapport biennal détaillé à l’Assemblée parlementaire sur l’application de la Charte. Ce neuvième rapport biennal couvre les années 2016 et 2017Note.
Au cours de cette période, le suivi de l’application de la Charte a permis de relever de nouvelles répercussions positives de la Charte sur le statut juridique et la situation effective des langues régionales ou minoritaires en Europe, mais aussi des défis restants par rapport à la mise en œuvre du traité (voir partie 1). Parallèlement, le Comité d’experts de la Charte a étroitement coordonné ses travaux avec ceux du Comité consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI). Cette coopération est devenue particulièrement visible à l’occasion de la visite de suivi parallèle que ces trois organes ont effectuée en Ukraine en novembre 2016. Par ailleurs, des États membres ont bénéficié d’une assistance en rapport avec l’application de la Charte (voir partie II) et de sa ratification (partie III).
La procédure de suivi de la Charte comprend plusieurs étapes: la présentation d’un rapport national triennal, une visite sur place effectuée par le Comité d’experts dans le pays concerné, la soumission de déclarations par les ONG, l’adoption du rapport d’évaluation par le Comité d’experts suivie de sa présentation aux autorités nationales pour commentaires, la transmission du rapport d’évaluation et des observations nationales au Comité des Ministres, l’adoption d’une recommandation par ce dernier et la publication du rapport d’évaluation et de la recommandation.
Au cours des dernières années, la soumission de rapports étatiques triennaux avec des retards considérables a été notée. Ceci entraîne une perturbation dans toute la procédure de suivi. La soumission dans les délais des rapports nationaux constitue une condition préalable à un suivi efficace par le Comité d’experts et donc à la mise en œuvre effective de la Charte.
En 2016 et 2017, le Comité d’experts a franchi des caps importants avec l’achèvement du septième cycle de suivi pour certains États. Le Comité des Ministres a adopté et publié les recommandations ci-après, afférentes aux rapports d’évaluation correspondants du Comité d’expertsNote:
Comme ce fut régulièrement le cas depuis 2001, les recommandations que le Comité des Ministres a adressées aux États parties rejoignent en général les propositions formulées par le Comité d’experts dans ses rapports d’évaluation. Cette pratique constitue un soutien important au mécanisme de suivi indépendant.
Il ressort des rapports d’évaluation du Comité d’experts que la Charte et son mécanisme de suivi continuent d’avoir des effets positifs sur la situation des langues régionales ou minoritaires en Europe. Par ailleurs, certains États parties se heurtent encore à des difficultés d’application de la Charte. Figure ci-dessous un aperçuNote des principales difficultés relevées par le Comité des Ministres et le Comité d’experts dans le cadre des rapports d’évaluation susmentionnés.
À sa 56e réunion en mars 2017, le Comité d’experts a présenté un nouveau schéma pour ses rapports d’évaluation. Les rapports sont plus courts et la présentation des résultats du suivi est homogène. Cette réforme avait pour objectif général d’aider les autorités et les groupes linguistiques dans le processus de mise en œuvre en leur communiquant des conclusions claires sur l’état de mise en œuvre de chaque engagement et les listes correspondantes des recommandations classées par ordre de priorité. La liste des recommandations pourrait aussi faciliter considérablement l’élaboration de projets de coopération ciblés.
Le 20ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires offre l’occasion à toutes les parties prenantes impliquées dans le processus, des États membres et au Comité d'experts et au Secrétariat, d’examiner les moyens de surmonter les difficultés actuellement rencontrées, telles que les retards considérables dans la soumission de rapports étatiques triennaux, et de réfléchir à comment mieux adapter le mécanisme de suivi aux évolutions de la dernière décennie et aux besoins existants.
Conformément à l’article 19 du Règlement intérieur du Comité d’experts, les membres du comité peuvent, à la demande du Comité des Ministres et du Secrétariat Général, participer à des missions ad hoc, y compris à celles organisées au titre d’une réaction rapide à des changements significatifs dans les politiques, la législation ou la pratique d’un État qui sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur la promotion des langues régionales ou minoritaires. La possibilité de missions ad hoc permet au Comité d’experts de faire face à des situations d’urgence et à l’actualité, et d’améliorer l’efficacité du Conseil de l’EuropeNote.
En outre, le Comité d'experts est également habilité à se pencher sur les actualités entre deux cycles ordinaires de suivi, soit de sa propre initiative soit sur demande officielle pertinente. Au cours de la période couverte par le présent rapport, le Comité d'experts a fait usage de cette possibilité à trois reprises, respectivement dans une affaire concernant une décision de ne pas fournir des signalétiques bilingues sur des institutions officielles et dans les rues, la cessation d’émissions diffusées dans plusieurs langues minoritaires considérées comme cruciales pour les langues minoritaires concernées, et la fin d'un accord sur le financement d'un institut qui a servi d'épine dorsale à la promotion d'une langue minoritaire dans l'enseignement supérieur et la rechercheNote.
Le Conseil de l’Europe aide les États à appliquer la Charte et les recommandations de suivi par des tables rondes sur la mise en œuvre de la Charte auxquelles participent des représentants des minorités nationales ainsi que des autorités nationales. Ces tables rondes sont animées par un membre du Comité d’experts et visent à définir des mesures concrètes aux fins de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Comité d’experts et le Comité des Ministres. Ces deux dernières années, des activités visant à aider les États parties à mettre en œuvre la Charte ont été organisées en Allemagne.
Des tables rondes sur la mise en œuvre de la Charte et des activités de suivi analogues servent à améliorer l’application de la Charte et à aider à institutionnaliser le dialogue avec les minorités nationales concernées. Néanmoins, d’autres efforts sont nécessaires pour garantir la pleine application de la Charte. À moyen terme, le Conseil de l’Europe pourrait jouer un rôle plus direct dans la mise en œuvre réelle des dispositions de la Charte. Des projets de coopération ciblant les principaux problèmes relevés par le Comité d’experts devraient être proposés à tous les États parties immédiatement après la publication du rapport d’évaluation les concernant et devenir un élément ordinaire du mécanisme de suivi.
Le Conseil de l’Europe est l’organisation internationale qui occupe la première place dans le monde en matière de normes juridiquement contraignantes pour la protection des minorités nationales et la promotion des langues régionales ou minoritaires. La Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires servent de références à l’Union européenne (UE), à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et à l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont l’examen périodique universel (EPU) cite régulièrement les recommandations de suivi de la Charte. En particulier, l’UE soulève la question des ratifications en suspens dans ses relations bilatérales avec les États concernés (p.ex. les relations, les accords et les plans d'action).
Cependant, aucun nouvel État n’a signé ou ratifié la Charte et la Convention‑cadre ces deux dernières années.Note On constate un besoin manifeste d’agrandir la portée de la protection des minorités nationales et de leurs langues sur l’ensemble du continent européen.Note Il est rappelé à cet égard que six États qui se sont engagés à signer et à ratifier la Charte lors de leur adhésion au Conseil de l'Europe ne l'ont pas encore fait. Deux d'entre eux ont cependant pris des mesures pour préparer la ratification au cours de la période considérée (voir ci-dessous).Note
La flexibilité due à l’approche «à la carte» de la Charte permet de trouver des solutions adaptées aux problèmes spécifiques que les États peuvent rencontrer en rapport avec la ratification. Le Conseil de l’Europe propose son assistance, sous la forme de conseils juridiques, dans l’élaboration des instruments de ratification afin d’aider à régler les aspects qui sont perçus comme des obstacles à cette dernière.
Une assistance aux États pour préparer la ratification (conseils juridiques, renforcement des capacités, sensibilisation) a été proposée et l’est encore dans le cadre de programmes conjoints Conseil de l’Europe/UE (voir ci-dessous). La mise en œuvre de programmes conjoints pourrait certainement aider à respecter l’engagement pris de ratifier la Charte.
Pendant la période examinée, deux États membres ainsi que le Bélarus ont pris des mesures pour préparer la ratification:
Lors de son adhésion au Conseil de l’Europe en 1999, la Géorgie s’était engagée à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires avant le 27 avril 2000. En 2013, en réponse à une demande d’aide spécialisée des autorités géorgiennes, la commission interministérielle de haut niveau sur la Charte européenne des langues régionales et minoritaires de la Géorgie et des experts du Conseil de l’Europe ont élaboré un projet d’instrument détaillé de ratification portant sur 15 languesNote. Pour poursuivre la préparation de la ratification de la Charte et faciliter l’application de cette dernière, le projet conjoint Conseil de l’Europe/UE «Intégration civique des minorités nationales en Géorgie et Charte européenne des langues régionales ou minoritaires» a été intégré dans le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour la Géorgie 2013-2015 et mis en œuvre de 2015 à 2017.
La réforme en cours du Conseil de l’Europe a notamment pour objet d’offrir aux États membres non seulement des normes sur les droits de l’homme et un suivi, mais aussi une assistance dans l’application de ces normes et des recommandations des organes de suivi. Le projet susmentionné a contribué à ces trois piliers, en ce sens que ses activités reposent sur les dispositions de la Charte et sur les recommandations du Comité consultatif de la Convention-cadre.
Il ressort des résultats du suivi que les minorités nationales en Géorgie ne sont pas parfaitement au fait de leurs droits. C’est la raison pour laquelle une documentation bilingue a été élaborée en géorgien et dans les langues des minorités et distribuée lors des réunions d’information organisées pour l’ensemble des groupes linguistiques sur tout le territoire géorgien.
En matière d’éducation, l’enseignement de l’histoire et de la culture des minorités nationales souffre du fait que les manuels ne traitent pas suffisamment ces sujets et présentent parfois les minorités de manière stéréotypée. Pour lutter contre ces stéréotypesNote, des matériels de sensibilisation spécifiques, décrivant la contribution culturelle de chaque minorité nationale de manière objective, ont été mis au point en coopération avec les autorités nationales, les minorités nationales et des experts. Ils ont été largement diffusés auprès des institutions publiques, des décideurs et de l’ensemble des établissements d’enseignement secondaire en Géorgie où ils servent de matériels didactiques complémentaires.
Pour rendre ce patrimoine culturel et les langues minoritaires qui y sont associées également visibles dans l’espace public, des panneaux signalent en géorgien et dans la(les) langue(s) minoritaire(s) respective(s) les bâtiments conçus par des personnes appartenant à des minorités nationales. Cette signalisation et les publications associées, non seulement montrent à la population géorgienne que plusieurs bâtiments largement connus, en particulier à Tbilissi, ont été en fait réalisés en partie par des personnes appartenant à des minorités nationales, mais favorisent aussi le tourisme.
Pour ce qui est de l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans les langues minoritairesNote, les manuels ont été publiés dans 13 langues minoritaires. Dans le cas des groupes linguistiques arménien, azerbaïdjanais, et russe, ces supports pédagogiques aideront aussi les enfants à développer leur maîtrise du géorgien. De plus, en coopération avec le ministère de l’Éducation et de la Science, une campagne d’information multilingue a été menée pour encourager les parents à inscrire leurs enfants dans des établissements scolaires enseignant les langues minoritaires.
Les principales lois nationales et celles relatives aux minorités nationales ont été traduites dans les langues des minorités pour faciliter l’emploi de ces langues devant les tribunaux. De plus, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, une traduction de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires en géorgien a été préparée.
Étant donné que l’adoption et l’utilisation des noms de lieux traditionnels dans les langues minoritaires sont l’affirmation de la présence de longue date des minorités nationales en Géorgie et sont importantes pour leur visibilité, l’adoption des noms de lieux historiques et la mise en place d’indications topographiques ont été appuyéesNote.
Les médias géorgiens ne soutiennent pas suffisamment les quelques journaux qui existent dans les langues minoritaires. Ces journaux ont donc bénéficié d’une aide pour dispenser une formation au journalisme à des élèves du secondaire dont l’établissement assure un enseignement des langues des minoritésNote.
Pour poursuivre et développer les activités susmentionnées, la Géorgie et le Conseil de l’Europe sont convenus d’inclure un projet de suivi dans le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour la Géorgie 2016-2019. Ce projet régional sera financé par l’UE dans le cadre du Partenariat pour une bonne gouvernance et portera aussi sur les activités relatives à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires en République de Moldova et au Bélarus (voir ci-dessous).
En 2012, un groupe de travail comprenant des représentants des autorités moldaves, des minorités nationales ainsi que des experts moldaves et des experts du Conseil de l’Europe avait élaboré un projet d’instrument de ratificationNote. Ce document contient les dispositions de la Charte que la République de Moldova entend appliquer au bulgare, à l’ukrainien, au gagaouze, à l’allemand, au polonais, au romani, au russe et au yiddishNote. En 2016, les autorités moldaves ont approuvé une proposition du Conseil de l’Europe tendant à appuyer le processus de ratification par des activités de renforcement des capacités dans des communes pilotes et à inclure la proposition dans le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour la République de Moldova 2017-2020. Les communes pilotes ont été choisies par les autorités, en coopération avec le Conseil de l’Europe, d’après les propositions de chacune des huit minorités nationales susmentionnéesNote. Les activités débuteront en 2018 dans le cadre du projet régional susmentionné avec l’UE.
En vertu de l’article 20.1 de la Charte des langues régionales ou minoritaires, «le Comité des ministres du Conseil de l’Europe pourra inviter tout État non membre du Conseil de l’Europe à adhérer à la Charte». Le Bélarus s’est dit disposé à adhérer à certains traités du Conseil de l’Europe, dont la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Il était donc prévu, dans le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour le Bélarus 2016-2017 adopté par le Comité des Ministres, de recenser les dispositions de la Charte applicables au BélarusNote. C’est ainsi que le projet intitulé «Promouvoir les normes de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires au Bélarus» figure dans le Cadre de coopération programmatique du Partenariat oriental Conseil de l’Europe/UE (CCP) 2015-2017. Ce cadre a pour principal objet de sensibiliser davantage à la Charte, d’étudier l’expérience que d’autres pays ont eue de l’application de cette dernière, en particulier celle du bélarussien en tant que langue minoritaire, et d’aider les autorités du pays à examiner les scénarios juridiques de l’adhésion éventuelle du Bélarus à cette convention.
En 2016 et 2017, des experts du Bélarus et du Conseil de l’Europe ont procédé, en coopération avec des associations des minorités nationales, le ministère des Affaires étrangères et d’autres autorités nationales et locales, à une analyse approfondie de la législation bélarussienne relative aux minorités nationales et des mesures prises pour promouvoir les langues régionales ou minoritaires traditionnellement employées au Bélarus (estonien, allemand, letton, lituanien, polonais, romani, tatar, ukrainien et yiddish). À la suite de cette analyse, un groupe de travail spécialisé a répertorié les dispositions de la Charte correspondant à la situation du Bélarus. Après un examen supplémentaire des autorités compétentes, le ministère des Affaires étrangères a confirmé les résultats en août 2017. Le Bélarus dispose désormais des éléments essentiels (liste d’engagements) d’un éventuel instrument de ratification de la Charte et est techniquement prêt à être invité à adhérer à ce traité.
Parallèlement, des activités de sensibilisation (tables rondes, élaboration et distribution de documentation) ont été organisées en vue de donner aux représentants des minorités nationales et aux autorités des informations sur la Charte et sur les bonnes pratiques européennes dans le domaine de la promotion des langues minoritaires.
Sous la coordination du ministère des Affaires étrangères, les autorités locales du Bélarus et des experts ont en outre recensé plus de 60 sites touristiques représentatifs du patrimoine culturel des minorités nationales (synagogues, églises, palais, forteresses, par exemple). Ces lieux seront signalés dans plusieurs langues pour sensibiliser à la contribution de ces groupes à la culture et accroître la visibilité des langues minoritaires dans l’espace public.
Comme indiqué ci-dessus, les activités au Bélarus vont se poursuivre en 2018 en tant que composante spécifique pour ce pays dans le cadre d’un projet régional Conseil de l’Europe/UE et dans le cadre du Plan d’action du Conseil de l’Europe pour le Bélarus.
***
Le Conseil de l’Europe entretient des relations de travail constructives avec des organisations comme l’UFCE, le NPLD et le REEL, et a participé à un certain nombre de manifestations dans les Parties bénéficiaires et dans les pays qui n’ont pas encore adhéré à la Charte ou les a co-organisées. Des contacts ont été pris avec des organisations internationales comme l’Unesco pour discuter de la manifestation organisée par cette dernière sur les «Langues en danger» à laquelle un représentant de la Charte a été invité en décembre 2017 à Paris afin de développer des synergies entre les deux organisations.
Situation au 1er janvier 2018
|
Langue |
États Parties |
Niveau de protection au titre de la Charte (articles applicables à la langue concernée) |
|---|---|---|
|
Albanais |
Bosnie-Herzégovine Monténégro Roumanie Serbie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Allemand |
Arménie Bosnie-Herzégovine Croatie République tchèque Danemark Hongrie Pologne Roumanie Serbie Slovaquie Slovénie Suisse Ukraine |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Arabe maronite de Chypre |
Chypre |
Partie II (Article 7) |
|
Aragonais |
Espagne |
Partie II (Article 7) |
|
Aranais |
Espagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Arménien |
Chypre Hongrie Pologne Roumanie |
Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Assyrien |
Arménie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Asturien |
Espagne |
Partie II (Article 7) |
|
Bas allemand |
Allemagne |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14)* |
|
Bas Saxon |
Pays-Bas |
Partie II (Article 7) |
|
Bas sorabe |
Allemagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Basque |
Espagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Beás |
Hongrie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Belarusse |
Pologne Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Bosniaque |
Monténégro Serbie |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Bulgare |
Hongrie Roumanie Serbie Slovaquie Ukraine |
Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Bunjevac |
Serbie |
Partie II (Article 7) |
|
Carélien |
Finlande |
Partie II (Article 7.5) |
|
Catalan |
Espagne |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14)*Note |
|
Cornique |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) |
|
Croate |
AutricheNote République tchèqueNote Hongrie Monténégro Roumanie Serbie Slovaquie Slovénie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Danois |
Allemagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Écossais |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) |
|
Écossais d'Ulster |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) |
|
Finnois |
Norvège Suède |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Français |
Suisse |
Partie II (Article 7) |
|
Francoprovençal |
Suisse |
Partie II (Article 7) |
|
Frison |
Pays-Bas |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Frison du Saterland |
Allemagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Frison septentrional |
Allemagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Gaélique d’Écosse |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Gaélique mannois |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) |
|
Gagaouze |
Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Galicien |
Espagne |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14)* |
|
Gallois |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Grec |
Arménie Hongrie Roumanie Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Haut sorabe |
Allemagne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Hongrois |
Autriche Bosnie-Herzégovine Croatie Roumanie Serbie Slovaquie Slovénie Ukraine |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14)* Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Irlandais |
Royaume-Uni |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Istro-roumain |
Croatie |
Partie II (Article 7) |
|
Italien |
Bosnie-Herzégovine Croatie Roumanie Slovénie Suisse |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Kachoube |
Pologne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Karaïme |
Pologne Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Krymchak |
Ukraine |
Partie II (Article 7) |
|
Kurde |
Arménie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Kven/Finnois |
Norvège |
Partie II (Article 7) |
|
Ladino |
Bosnie-Herzégovine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Lemkovien |
Pologne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Léonais |
Espagne |
Partie II (Article 7) |
|
LimbourgeoisNote |
Pays-Bas |
Partie II (Article 7) |
|
Lituanien |
Pologne |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Macédonien |
Roumanie Serbie |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) |
|
Meänkieli |
Suède |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Moldove |
Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Polonais |
Bosnie-Herzégovine République tchèque Hongrie Roumanie Slovaquie Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Romanche |
Suisse |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Romani (Romany, Romanes, Romani Chib, langue rom) |
Autriche Bosnie-Herzégovine République tchèque Finlande Allemagne Hongrie Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Roumanie Serbie Slovaquie Slovénie Suède Ukraine |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Art. 8-14)* Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) |
|
Roumain |
Bosnie-Herzégovine CroatieNote Hongrie Serbie Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Russe |
Arménie Finlande Pologne Roumanie Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Ruthène |
Bosnie-Herzégovine Croatie Hongrie Roumanie Serbie Slovaquie Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Sâme de l’Est/sâme de Skolt |
Finlande Norvège |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Sâme de Lule |
Norvège Suède |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Sâme d'Inari |
Finlande |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Sâme du nord |
Finlande Norvège Suède |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Sâme du sud |
Norvège Suède |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Serbe |
Croatie Hongrie Roumanie Slovénie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Slovaque |
Autriche Bosnie-Herzégovine Croatie République tchèque Hongrie Pologne Roumanie Serbie Ukraine |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Slovène |
Autriche Bosnie-Herzégovine Croatie Hongrie |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Art. 8-14)* Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Suédois |
Finlande |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Tatar |
Finlande Pologne Roumanie |
Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) |
|
Tatar de Crimée |
Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Tchèque |
Autriche Bosnie-Herzégovine Croatie Pologne Roumanie Serbie Slovaquie |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Turc |
Bosnie-Herzégovine Roumanie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Ukrainien |
Arménie Bosnie-Herzégovine Croatie Hongrie Pologne Roumanie Serbie Slovaquie |
Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Valaque |
Serbie |
Partie II (Article 7) |
|
Valencien |
Espagne |
Partie II (Article 7) ou Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14)* |
|
Yéniche |
Suisse |
Partie II (Article 7) |
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Yézidi |
Arménie |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Yiddish |
Bosnie-Herzégovine Finlande Pays-Bas Pologne Roumanie Slovaquie Suède Ukraine |
Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7) Partie II (Article 7.5) Partie II (Article 7) et Partie III (Articles 8-14) |
|
Au total: La Charte couvre 79 langues … |
… parlées par 203 minorités nationales ou groupes linguistiques dont … |
… 72 bénéficient de la Partie II seulement, tandis que 124 d’elles bénéficient des Parties II et III à la fois. Les langues de sept groupes linguistiques appartiennent à toutes les deux catégories mentionnées ci-dessus, en fonction de la région. |
Note: dans sa déclaration du 30 novembre 2009, «la Finlande a déclaré, en ce qui concerne l'article 7, paragraphe 5, qu'elle s'engage à appliquer, mutatis mutandis, les principes énumérés aux paragraphes 1 à 4 dudit article au romanes, au carélien [souligné dans l'original] et aux autres langues dépourvues de territoire en Finlande. La Finlande n'a toutefois pas spécifié ces «autres langues dépourvues de territoire en Finlande».
Traité ouvert à la signature des États membres et à l'adhésion des États non membres
|
Ouverture du traité |
Entrée en vigueur |
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Date 5/11/1992 |
Conditions: 5 ratifications Date: 01/03/1998 |
Situation au 1/1/2018
Membres du Conseil de l’Europe
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États |
Signature |
Ratification |
Entrée en vigueur |
Notes |
R. |
D. |
A. |
T. |
C. |
O. |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Albanie |
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|
Allemagne |
05/11/1992 |
16/09/1998 |
01/01/1999 |
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|
Andorre |
|
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Arménie |
11/05/2001 |
25/01/2002 |
01/05/2002 |
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|
Autriche |
05/11/1992 |
28/06/2001 |
01/10/2001 |
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|
Azerbaïdjan |
21/12/2001 |
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|
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|||||||||
|
Belgique |
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|
Bosnie-Herzégovine |
07/09/2005 |
21/09/2010 |
01/01/2011 |
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|
Bulgarie |
|
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|
Chypre |
12/11/1992 |
26/08/2002 |
01/12/2002 |
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|
Croatie |
05/11/1997 |
05/11/1997 |
01/03/1998 |
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|
Danemark |
05/11/1992 |
08/09/2000 |
01/01/2001 |
|
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|
Espagne |
05/11/1992 |
09/04/2001 |
01/08/2001 |
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|
Estonie |
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|
Fédération de Russie |
10/05/2001 |
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|
Finlande |
05/11/1992 |
09/11/1994 |
01/03/1998 |
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|
France |
07/05/1999 |
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|
Géorgie |
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|
Grèce |
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Hongrie |
05/11/1992 |
26/04/1995 |
01/03/1998 |
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|
Irlande |
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|
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|
Islande |
07/05/1999 |
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|
Italie |
27/06/2000 |
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|||||||||
|
Lettonie |
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|
«L'ex-République yougoslave de Macédoine» |
25/07/1996 |
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|
Liechtenstein |
05/11/1992 |
18/11/1997 |
01/03/1998 |
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|
Lituanie |
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|||||||||
|
Luxembourg |
05/11/1992 |
22/06/2005 |
01/10/2005 |
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|||||||||
|
Malte |
05/11/1992 |
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|||||||||
|
Monaco |
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|||||||||
|
Monténégro |
22/03/2005 |
15/02/2006 |
06/06/2006 |
56 |
|||||||||
|
Norvège |
05/11/1992 |
10/11/1993 |
01/03/1998 |
|
|||||||||
|
Pays-Bas |
05/11/1992 |
02/05/1996 |
01/03/1998 |
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|||||||||
|
Pologne |
12/05/2003 |
12/02/2009 |
01/06/2009 |
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|||||||||
|
Portugal |
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|
République de Moldova |
11/07/2002 |
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|
République slovaque |
20/02/2001 |
05/09/2001 |
01/01/2002 |
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|
République tchèque |
09/11/2000 |
15/11/2006 |
01/03/2007 |
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|||||||||
|
Roumanie |
17/07/1995 |
29/01/2008 |
01/05/2008 |
|
|||||||||
|
Royaume-Uni |
02/03/2000 |
27/03/2001 |
01/07/2001 |
|
|||||||||
|
Saint-Marin |
|
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|||||||||
|
Serbie |
22/03/2005 |
15/02/2006 |
01/06/2006 |
56 |
|||||||||
|
Slovénie |
03/07/1997 |
04/10/2000 |
01/01/2001 |
|
|||||||||
|
Suède |
09/02/2000 |
09/02/2000 |
01/06/2000 |
|
|||||||||
|
Suisse |
08/10/1993 |
23/12/1997 |
01/04/1998 |
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|||||||||
|
Turquie |
|
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|
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|||||||||
|
Ukraine |
02/05/1996 |
19/09/2005 |
01/01/2006 |
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|||||||||
|
Nombre total de signatures non suivies de ratifications |
8 |
||||||||||||
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Nombre total de ratifications/adhésions |
25 |
||||||||||||
Notes
(56) Dates de signature et de ratification par l'union d'état de Serbie-Monténégro.
a: Adhésion s: Signature sans réserve de ratification su: Succession r: Signature “ad referendum”. R.: Réserves D.: Déclarations, Dénonciations, Dérogations A.: Autorités T.: Application territoriale C.: Communication O.: Objection.
Source: Bureau des Traités http://conventions.coe.int – * Disclaimer.
Situation au 1er janvier 2018
|
État partieNote |
Langues |
Niveau de protection au titre de la Charte (articles applicables à la langue concernée) |
|---|---|---|
|
Allemagne |
Danois Bas allemand Bas sorabe Frison septentrional Romani Frison du Saterland Haut sorabe |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) ou Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Arménie |
Assyrien Allemand Grec Kurde Russe Ukrainien Yézidi |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Autriche |
Croate du Burgenland Tchèque Hongrois Romani Slovaque Slovène |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)*Note Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* |
|
Bosnie-Herzégovine |
Albanais Tchèque Allemand Hongrois Italien Ladino Polonais Romani Roumain Ruthène Slovaque Slovène Turc Ukrainien Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Chypre |
Arménien Arabe maronite de Chypre |
Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) |
|
Croatie |
Tchèque Allemand Hongrois Roumain boyash Istro-roumain Italien Ruthène Serbe Slovaque Slovène Ukrainien |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Danemark |
Allemand |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Espagne |
Aragonais Aranais Asturien Basque Catalan Galicien Léonais Valencien |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* Partie II (article 7) Partie II (article 7) or Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14)* |
|
FinlandeNote |
Sâme d'Inari Carélien Sâme du nord Romani Russe Sâme de Skolt Suédois Tatar Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7.5) |
|
Hongrie |
Arménien Béas Bulgare Croate Allemand Grec Polonais Romani Roumain Ruthène Serbe Slovaque Slovène Ukrainien |
Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) |
|
Monténégro |
Albanais Bosniaque Croate Romani |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Norvège |
Kven Finnois Sâme de Lule Sâme du nord Romanes Sâme de l’Est/sâme de Skolt Sâme du sud |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Pays-Bas |
Frison LimbourgeoisNote Bas Saxon Romani Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7.5) |
|
Pologne |
Arménien Belarusse Tchèque Allemand Karaïme Kachoube Lemkovien Lituanien Romani Russie Slovaque Tatar Ukrainien Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
République tchèque |
Croate de Moravie Allemand Polonais Romani Slovaque |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Roumanie |
Albanais Arménien Bulgare Croate Tchèque Allemand Grec Hongrois Italien Macédonien Polonais Romani Russe Ruthène Serbe Slovaque Tatar Turc Ukrainien Yiddish |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) |
|
Royaume-Uni |
Cornique Irlandais Gaélique mannois Écossais Gaélique d’Écosse Écossais d'Ulster Gallois |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |
|
Serbie |
Albanais Bosniaque Bulgare Bunjevac Croate Tchèque Allemand Hongrois Macédonien Romani Roumain Ruthène Slovaque Ukrainien Valaque |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) |
|
Slovaquie |
Bulgare Croate Tchèque Allemand Hongrois Polonais Romani Ruthène Ukrainien Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) |
|
Slovénie |
Croate Allemand Hongrois Italien Romani Serbe |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) |
|
Suède |
Finnois Sâme de Lule Meänkieli Sâme du nord Romani Sâme du sud Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7.5) Partie II (article 7) Partie II (article 7.5) |
|
Suisse |
Français Franco-provençal Allemand Italien Romanche Yéniche |
Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) |
|
Ukraine |
Bélarusse Bulgare Tatar de Crimée Gagaouze Allemand Grec Hongrois Karaïme Krymchak Moldove Polonais Romani Roumain Russe Ruthène Slovaque Yiddish |
Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) Partie II (article 7) et Partie III (articles 8-14) |