Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Ahmadeza Djalali, chercheur iranien et chargé de cours invité
à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) en Belgique, a été condamné
à mort. Selon le gouvernement iranien, il aurait recueilli des informations
au sujet de deux savants du nucléaire pour le compte des services
secrets israéliens. L’Iran affirme que cet espionnage s’inscrit dans
le cadre du projet israélien de sabotage du programme nucléaire
iranien.
M. Djalali a déclaré à de multiples reprises qu’il était innocent.
Il est chercheur et en aucun cas agent secret. Le ministre belge
des Affaires étrangères, Didier Reynders, a également demandé à
l’Iran de ne pas exécuter la peine capitale pour raisons humanitaires.
L’exécution de cette peine capitale a été provisoirement suspendue
il y a quelques semaines à l’occasion du recours déposé par M. Djalali.
La Cour suprême de Téhéran a toutefois refusé d’examiner l’affaire.
Ce refus rend la peine désormais exécutoire. Le juge iranien doit
encore fixer une date d’exécution. Seul l’Ayatollah pourrait encore
intervenir à ce stade pour empêcher l’exécution.
L’Assemblée parlementaire est extrêmement préoccupée par le
projet iranien d’exécution de la peine capitale à laquelle a été
condamnée M. Ahmadeza Djalali et demande instamment que soit assurée
la protection du chercheur.