Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous sommes profondément préoccupés par la répression des
manifestations antigouvernementales en Iran depuis le mois de décembre
2017, notamment par les informations selon lesquelles au moins 50 manifestants ont
été tués, certains ayant succombé à la torture au cours de leur
détention, et 8 000 au moins ont été arrêtés arbitrairement pour
avoir exercé leur droit démocratique de manifester pacifiquement.
Un magistrat a publiquement appelé à l‘exécution des manifestants,
qui seraient coupables de «faire la guerre contre Dieu».
La situation des droits de l’homme s’est dégradée suite aux
récentes manifestations. L’Iran compte le taux d’exécutions par
habitant le plus élevé au monde. Il faut en finir avec la culture
de l’impunité.
Nous condamnons le recours à la force contre des manifestants
sans défense et appelons à une libération immédiate et inconditionnelle
de toutes les personnes arrêtées.
Nous appelons les États membres du Conseil de l'Europe et
les autres organisations internationales pertinentes à se mobiliser
d’urgence pour obtenir la libération immédiate des manifestants
emprisonnés et pour déterminer le sort des personnes dont on est
sans nouvelles.
Nous invitons le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits
de l'homme à organiser une mission d’enquête sur la situation dans
les prisons iraniennes, la condition des prisonniers politiques
et en particulier ceux qui ont été arrêtés au cours des récents
soulèvements, et le décès de certains d’entre eux en prison.