[…]
Dans votre lettre du 4 juin 2018, adressée à Mme Katrin Kivi, ambassadrice d’Estonie, vous invitiez le Gouvernement estonien à soumettre à l’Assemblée parlementaire les noms et les curriculums vitae des personnes inscrites sur sa liste de candidats, ainsi que des informations sur la procédure de sélection des candidats, pour le 22 mai 2019 au plus tard.
Il était indiqué dans la lettre que le gouvernement était invité à transmettre d’abord la liste de candidats au Panel consultatif.
[...] Le Panel communiquera son avis au Secrétaire général de l’Assemblée parlementaire dès que les autorités estoniennes auront soumis la liste à l’Assemblée parlementaire.
En conséquence, je soumets à l’Assemblée parlementaire la liste de candidats approuvée par le Gouvernement estonien le 13 décembre 2018 (par ordre alphabétique):
M. Madis Ernits est juge à la cour d’appel de Tartu (chambre administrative) depuis 2012. De 2002 à 2010, il a travaillé au sein du bureau du chancelier de la Justice et a aussi été vice-chancelier de la Justice. Il est l’un des juges ad hoc estoniens de la Cour européenne des droits de l'homme depuis 2016. Par ailleurs, il donne des conférences et il est l’auteur ou le coauteur de plusieurs publications dans le domaine du droit (ouvrages et articles). Il est également membre du groupe d’experts chargé d’examiner la Constitution estonienne, qui a été créé par le ministère de la Justice.
Mme Meeli Kaur est juge à la cour d’appel de Tallinn (chambre civile) depuis octobre 2018. De 2004 à 2018, elle a été juge au tribunal de première instance du comté de Harju. Elle est inscrite sur la liste des juges ad hoc estoniens de la Cour européenne des droits de l'homme depuis 2016. En 2013-2014, elle a été détachée à la Cour européenne des droits de l'homme. Jusqu’en octobre 2018, elle a été membre de la chambre disciplinaire de la Cour suprême. Elle est membre de la commission qui, au sein de l’ordre des avocats estonien, est chargée d’évaluer l’aptitude des avocats à exercer leur profession.
M. Peeter Roosma est juge à la Cour suprême (chambre pénale) depuis 2016. Depuis 2017, il est membre de la chambre disciplinaire de la Cour suprême et, depuis 2018, il est aussi membre de sa chambre de contrôle de la constitutionnalité. De 2004 à 2016, il a travaillé à la Cour européenne des droits de l'homme comme juriste et rapporteur non judiciaire. Il est l’un des juges ad hoc estoniens de la Cour européenne des droits de l'homme depuis 2016. Il a été membre de la Commission de Venise. Il a publié des articles dans des revues juridiques et il est le coauteur de plusieurs commentaires de textes de loi.
[…]
En vertu de l’article 9 (9) de la Loi sur les relations extérieures de l’Estonie, le ministre des Affaires étrangères, avec l’accord du ministre de la Justice et après examen des avis du président de la Cour suprême, du Chancelier de la justice et du Secrétaire d’État, soumet au gouvernement pour approbation la liste des candidats à un poste de juge dans un tribunal international. Conformément à la loi susmentionnée, le ministère des Affaires étrangères est également chargé d’organiser la sélection des candidats à un poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme.
En août 2018, le ministère des Affaires étrangères a annoncé publiquement l’ouverture d’une procédure concurrentielle publique pour la désignation de candidats au poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme (à partir de janvier 2020). Le texte complet de cette annonce a été publié sur la page web du ministère des Affaires étrangères. Il mentionnait les critères définis aux articles 21 et 22 de la Convention, ainsi que les critères découlant de la Résolution 1646 (2009) de l’Assemblée parlementaire et de l’article 47 de la Loi sur les tribunaux estoniens. Les dispositions pertinentes de la Loi sur les tribunaux définissent les critères s’appliquant aux juges estoniensNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNote et les candidats à un poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme doivent donc également remplir ces critères. Cette exigence est considérée comme un exemple de bonne pratique dans l’Exposé des motifs des Lignes directrices du Comité des Ministres concernant la sélection des candidats pour le poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme (voir paragraphe 23).
L’appel à candidats a ensuite été publié sous une forme plus brève (en mentionnant le site web du ministère des Affaires étrangères) dans un quotidien (Postimees) et dans un hebdomadaire (Eesti Ekspress), ainsi que dans les versions électroniques de ces journaux. En outre, l’annonce a été publiée sur la page web des concours publics («Avalikud konkursid») et envoyée à tous les juges estoniens, ainsi qu’à l’Association du Barreau estonien pour diffusion parmi ses membres.
La procédure concurrentielle était ouverte jusqu’au 26 septembre 2018. Tous les candidats intéressés devaient soumettre, outre le formulaire de demande, un curriculum vitae type en anglais et en français accompagné de documents attestant leurs titres éducatifs. Dix personnes (dont huit hommes et deux femmes) ont déposé leur candidature.
Le ministre des Affaires étrangères a ensuite créé le 2 octobre 2018, via l’Ordonnance n° 169, une commission chargée d’examiner les dossiers reçus et de sélectionner les candidats. Cette commission regroupait le ministre des Affaires étrangères (président), le ministre de la Justice, le président de la Cour suprême, le Chancelier de la justice et le Secrétaire d’État. Tous les membres de la commission étaient autorisés à consulter l’institution qu’ils représentaient et à désigner éventuellement un remplaçant.
Lors de sa première réunion le 18 octobre 2018, la commission a examiné les dix dossiers de candidature et retenu six candidats (cinq hommes et une femme) en vue d’entretiens. Pour sélectionner ces candidats, la commission s’est appuyée sur les critères applicables aux juges, tels que définis dans la Convention et dans la résolution précitée de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. La commission a également vérifié que tous les candidats retenus remplissaient les critères applicables aux juges estoniens en vertu de l’article 47 de la Loi sur les tribunaux. Elle a également suivi les Lignes directrices du Comité des Ministres concernant la sélection des candidats pour le poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme (28 mars 2012) et l’Exposé des motifs correspondant, en prenant en compte par conséquent la maîtrise de l’anglais et du français par les candidats, leur âge et l’équilibre entre les sexes.
Il convient de signaler ici qu’au moment de la première sélection en vue des entretiens, l’un des candidats avait entretemps été nommé à un poste plus élevé. En effet, Mme Meeli Kaur avait été nommée juge à la cour d’appel de Tallinn. Cette information n’avait pas encore été rendue publique au moment du dépôt de sa candidature et c’est pourquoi elle ne figure pas dans son curriculum vitae. Néanmoins, depuis le 22 octobre 2018, Mme Meeli Kaur est juge à la cour d’appel de Tallinn (chambre civile).
Lors de sa deuxième réunion, qui a eu lieu les 5 et 14 novembre 2018, la commission a mené des entretiens avec les six candidats. Chaque candidat a disposé d’une trentaine de minutes. Un certain temps lui a d’abord été accordé pour se présenter, puis les membres de la commission lui ont posé des questions sur ses études et son parcours professionnel, ainsi que sur le travail de la Cour européenne des droits de l’homme. Chaque membre de la commission a ensuite sélectionné trois candidats et la décision finale a été prise par vote. Les noms des candidats ayant reçu le plus grand nombre de voix ont été inscrits sur la liste à soumettre au gouvernement. La commission a tenu compte dans sa décision de l’exigence d’équilibre entre les sexes.
La commission a soumis la liste des trois candidats retenus – par ordre alphabétique, M. Madis Ernits, Mme Meeli Kaur et M. Peeter Roosma – au gouvernement pour approbation.
Le 13 décembre 2018, le gouvernement a approuvé la liste des trois candidats à la Cour européenne des droits de l’homme: M. Madis Ernits, Mme Meeli Kaur et M. Peeter Roosma.
Le gouvernement a également chargé le ministère des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires pour soumettre la liste des candidats sélectionnés au Conseil de l’Europe.
Nom, prénom: Ernits, Madis
Sexe: masculin
Date et lieu de naissance: 18/05/1971, Tallinn
Nationalité: estonien
01/06/2016–31/05/2020 – juge ad hoc à la Cour européenne des droits de l'homme
Toute la carrière dans la fonction publique, incluant:
Le Vice-chancelier de la justice est nommé par le Parlement à l'initiative du Chancelier de la justice.
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Auteur/coauteur de trois livres et de plus de 50 articles (https://www.etis.ee/CV/Madis_Ernits/eng). Les dix publications les plus importantes sont présentées ci-dessous.
Monographies
Articles publiés dans des revues examinées par des pairs
Contributions de livres
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Je confirme.
Je confirme que je m'installerai de manière permanente à Strasbourg au cas où je serais élu juge à la Cour.
Nom, prénom: Kaur, Meeli
Sexe: féminin
Date et lieu de naissance: 28 juin 1979, Valgamaa, Estonie
Nationalité: estonienne
Master en droit. Université internationale Audentes, Estonie
Mémoire «Implementation of the Brussels I Regulation in Estonia: How Does It Work in Practice?» (en anglais) [Mise en œuvre du Règlement Bruxelles I en Estonie: comment cela fonctionne-t-il en pratique?], 2008
Licence en jurisprudence en droit international, droit de l’Union européenne et droit comparé (diplôme de master reconnu par l’État). Concordia International University Estonia, Estonie
Mémoire «Reintegration of Offenders into Society: Prison Reforms and Probation Supervision in Estonia» (en anglais) [La réintégration des délinquants dans la société: les réformes pénitentiaires et le suivi de la liberté conditionnelle en Estonie], 2000
Juge au tribunal de la région de Harjumaa, Tallinn, Estonie, 2004
Juge ad hoc à la Cour européenne des droits de l’homme, Strasbourg, France, 2016
Stage au tribunal de la région de Harjumaa, Tallinn, Estonie, 2001-2004
Inspecteur de police en chef, Préfecture de police de la région de Harjumaa, Tallinn, Estonie, 2000-2001
Membre de la chambre disciplinaire de la Cour suprême, 2017
Membre de la commission d’évaluation professionnelle des avocats du Barreau d’Estonie, 2011
Conseiller du gouvernement dans l’affaire Delfi AS c. Estonie lors de l’audience du 9 juillet 2014 devant la Grande Chambre, 2014
Visite d’étude de longue durée à la Cour européenne des droits de l’homme (Programme d’échange REFJ), 2013-2014
Séminaire de master Droit international des droits de l’homme (enseignant E. Tsybulenko), 2008
Législation européenne
Juillet – décembre 2017
Expert national au sein de l’équipe de la présidence estonienne 2017 pour les questions de droit civil (Règlement Bruxelles II bis).
Législation européenne
Janvier – avril 2018
Membre du groupe d'experts de la Commission européenne sur la modernisation de la coopération judiciaire en matière civile et commerciale. Un groupe d'experts mis en place par la DG JUST pour assister la Commission dans l'évaluation du cadre juridique actuel de la coopération judiciaire, y compris la préparation d'une éventuelle initiative concernant le règlement (CE) n° 1393/2007 sur la signification et la notification des actes et le règlement (CE) n° 1206/2001 sur l'obtention des preuves (recommandations sur les options politiques possibles et élaboration de propositions).
Juridica, nº 2 (2012), «Euroopa täitekorralduse tõend: miks ja millal?» [Le certificat de titre exécutoire européen: pourquoi et quand?]
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Je confirme
Je confirme
Nom, prénom: Roosma, Peeter
Sexe: masculin
Date et lieu de naissance: 9 décembre 1972, Tartu, Estonie
Nationalité: estonienne
Diplômes et qualifications
Master en droit constitutionnel comparé (LL.M.), Université d’Europe centrale, Budapest, 1997 (titre de la thèse: «Methods of Constitutional Interpretation in the System of Checks and Balances: Development and Practice of Constitutional Review in Estonia»)
Licence en droit (B.A.), Université de Tartu, 1995 (cum laude)
Autres études, séjours de recherche et bourses
Centre d’études avancées, Académie norvégienne des sciences et des lettres, 2002
Åbo Akademi, Finlande, Cours avancé sur la protection internationale des droits de l’homme, 2001
Université de Constance, Allemagne, 1999-2000
Åbo Akademi, Finlande, Observation électorale et surveillance des droits de l’homme, 1999
Juge à la Cour suprême d’Estonie, depuis 2016
Membre de la chambre disciplinaire des juges, depuis 2017
Nommé juge ad hoc à la Cour européenne des droits de l’homme, 2016, renouvelé en 2018
Juriste au greffe de la Cour européenne des droits de l’homme, 2004-2016
Conseiller de la chambre de contrôle de constitutionnalité à la Cour suprême d’Estonie, 1997-2004
Consultant de la chambre administrative à la Cour suprême d’Estonie, 1995-1996
Membre de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe (Commission européenne pour la démocratie par le droit), 2000-2004
Maître de conférences, Université de Tartu, 1998-2003
Néant
Juge à la Cour suprême d’Estonie (depuis le 1er mars 2016). En tant que membre de la chambre pénale, j’examine des affaires soumises à la Cour suprême. Ces affaires portent souvent sur des questions de droit constitutionnel et de droits de l’homme et peuvent également être portées devant l’assemblée plénière de la Cour suprême. L’interprétation et l’application au niveau national des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment la Convention européenne des droits de l’homme, font partie du travail quotidien de la Cour suprême en Estonie, qui agit aussi en tant que Cour constitutionnelle.
Juriste au greffe de la Cour européenne des droits de l’homme (2004-2016). J’ai commencé au Greffe de la Cour européenne des droits de l’homme en tant que seul juriste estonien à rédiger des rapports, des décisions et des arrêts dans des affaires de chambre, ainsi qu’à traiter des affaires de comité / juge unique. Ultérieurement, en tant que juriste expérimenté dans l’équipe estonienne, j’ai été chargé d’exercer les fonctions de rapporteur non judiciaire et j’ai eu l’occasion de rédiger un arrêt dans la seule affaire de Grande Chambre contre l’Estonie à ce jour. En outre, j’ai été chargé de former et de superviser des fonctionnaires détachés, des stagiaires et des visiteurs d’études, et j’ai présenté des exposés sur la Cour et sa jurisprudence à des groupes de visiteurs.
En tant que conseiller de la Cour suprême (chambre de contrôle de constitutionnalité) (1997-2004), j’étais chargé d’analyser des recours de contrôle de constitutionnalité soumis à la Cour suprême et de formuler des propositions (fournir des avis, mener des recherches, rédiger des projets d’arrêts en collaboration avec des juges rapporteurs) pour résoudre les affaires portées devant la Cour suprême.
En tant que membre de la Commission de Venise (2000-2004), j’ai participé à l’analyse des questions constitutionnelles soumises à l’examen de la Commission et à l’adoption des avis de la Commission.
En tant qu’officier de liaison de la Commission de Venise (1997-2002), j’étais chargé d’entretenir les contacts avec la Commission et de lui fournir des résumés des arrêts de la Cour suprême et de répondre aux demandes d’informations sur le droit estonien.
En tant que maître de conférences à la faculté de droit de l’Université de Tartu (1998-2003), j’ai donné des cours de droit constitutionnel, de droits de l’homme et de contrôle de constitutionnalité (niveau licence et master). Mes tâches comprenaient également la supervision de séminaires et des thèses des étudiants.
J’ai fait plusieurs présentations à des séminaires et conférences nationaux et internationaux (en Estonie, au Luxembourg, en Norvège, en Turquie et en Géorgie).
J’ai donné plusieurs cours de formation sur les droits de l’homme à des juges, procureurs et avocats.
J’ai évalué (peer review) plusieurs articles publiés dans les revues juridiques Juridica et Juridica International ainsi que certaines autres publications.
J’ai donné des avis sur plusieurs projets de lois (par exemple, la loi sur la procédure du contrôle de constitutionnalité, la loi électorale du Riigikogu (parlement), la loi sur l’élection du conseil d’administration locale et la loi sur les référendums).
Membre du jury de la Moot court estonienne (2002).
Observation des élections en Bosnie-Herzégovine (1998).
Néant
Néant
Néant
Société estonienne des étudiants, membre depuis 1992, président en 1996, membre du comité juridique de l’organisation des anciens étudiants de la Société (2001-2013).
Nombre total de publications: environ 20, les plus importantes étant:
Põhiseaduslikkuse järelevalve kohtumenetluse seadus: Kommenteeritud väljaanne (autorite kollektiivi koosseisus) [La loi sur la procédure du contrôle de constitutionnalité: commentaires, co-auteur au sein d’une équipe de plusieurs auteurs]. À paraître en 2019.
Eesti Vabariigi Põhiseadus: Kommenteeritud väljaanne (II ja XII peatüki ning põhiseaduse rakendamise seaduse kommentaarid autorite kollektiivi koosseisus). 4., parandatud ja täiendatud väljaanne [Constitution de la République d’Estonie: commentaires (commentaires sur les chapitres II et XII et sur la loi d’application de la constitution), co-auteur au sein d’une équipe de plusieurs auteurs. 4e édition révisée et mise à jour]. Tallinn: Juura, 2017.
Reflections on judicial activism: From ownership reform to penal policy, in Judicial Activism of a Constitutional Court in a Democratic State. Riga: Constitutional Court of the Republic of Latvia, 2016, pp. 434-442.
Riigiõigus. Rmt-s: Sissejuhatus õigusteadusesse: Loengud [Droit constitutionnel, dans Introduction à la jurisprudence]. Tallinn: Juura, 2003, pp. 57-71.
Amending or Adjusting? Comments on Estonia, in The Constitution as an Instrument of Change (ed by Eivind Smith). Stockholm: SNS Förlag, 2003, pp. 104-110.
Uus põhiseaduslikkuse järelevalve kohtumenetluse seadus: Sissejuhatavaid märkusi [La nouvelle loi sur la procédure du contrôle de constitutionnalité: remarques préliminaires]. Juridica, 2003, n° 1, pp. 28-37.
Estonian Constitutional Adjudication: Changes in the Procedure. Practice in 2001-2002. Revue de Justice Constitutionnelle Est-Européenne. Presses Universitaires de la Faculté de Droit. Université d’Auvergne. 2002, n° 4, pp. 9-27.
Property Reform and Constitutional Adjudication in Estonia and Lithuania: Legal Aspects of Transition [avec Rasa Bartkutė]. Revue de Justice Constitutionnelle Est-Européenne. Presses Universitaires de la Faculté de Droit. Université d’Auvergne. 2002, n° 4, pp. 105-131.
Protection of Fundamental Rights and Freedoms in Estonian Constitutional Jurisprudence. Juridica International. Law Review, University of Tartu, vol IV, 1999, pp. 35-44.
Rahvusvahelise ja siseriikliku õiguse vahekorrast Eestis. Rmt-s: Konstitutsioonikohtud põhiõiguste ja vabaduste kaitsel [Sur la relation entre le droit international et le droit interne en Estonie, dans Les cours constitutionnelles en tant que défenseurs des droits et libertés fondamentaux]. Tartu: Atlex, 1997, pp. 38-46.
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