Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Des informations font état de l’arrestation d’au moins 14
personnes considérées par la police comme des travailleurs du sexe
trans ou gays le 1er avril à Bakou. Ces
allégations indiquent notamment que la police a eu recours à internet
pour piéger ces personnes, les a contraintes à subir des examens
médicaux et les a placées illégalement en détention.
Ce n’est pas la première fois que les autorités procèdent
à ce type de répression. En 2017, l’Assemblée parlementaire avait
fait part de ses préoccupations à la suite d’informations faisant
état d’une arrestation en masse de 80 membres de la communauté LGBTI
à Bakou et aux allégations d’actes de mauvais traitements commis
par les forces de police. Les responsables de ces mauvais traitements
n’ont pas été traduits en justice.
Nous sommes troublés par des mesures qui s’apparentent à un
harcèlement ciblé d’un groupe de personnes vulnérables pour qui
le commerce du sexe est un moyen de survie dans un environnement
extrêmement hostile. Selon ILGA-Europe, le bilan de l’Azerbaïdjan
en matière de droits des personnes LGBTI est le pire de tous les
États membres du Conseil de l’Europe.
Nous appelons les autorités azerbaïdjanaises à mettre immédiatement
fin à ces détentions, à mener des enquêtes en bonne et due forme
sur les actes commis par les fonctionnaires de police et à mettre
en œuvre des procédures qui garantiront qu’ils n’agiront pas de
manière discriminatoire ou arbitraire. Par ailleurs, nous invitons
instamment les autorités à mettre pleinement en œuvre la Recommandation
CM/Rec(2010)5 du Comité des Ministres «sur des mesures visant à
combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou
l’identité de genre».