Faire rendre des comptes pour la destruction du vol MH 17
Proposition de résolution
| Doc. 14929
| 27 juin 2019
- Signataires :
- M. Aleksander POCIEJ,
Pologne, PPE/DC ; Mme Boriana ÅBERG,
Suède, PPE/DC ; M. Werner AMON,
Autriche, PPE/DC ; M. Volodymyr ARIEV,
Ukraine, NI ; Mme Ann-Britt ÅSEBOL,
Suède, PPE/DC ; M. Jason AZZOPARDI,
Malte, PPE/DC ; Mme Petra BAYR,
Autriche, SOC ; Mme Erika BENKŐ,
Roumanie, PPE/DC ; M. Goran BEUS RICHEMBERGH,
Croatie, ADLE ; Mme Karin BROUWERS,
Belgique, PPE/DC ; Mme Reina de BRUIJN-WEZEMAN,
Pays-Bas, ADLE ; M. Ervin BUSHATI,
Albanie, SOC ; M. Alexander CHRISTIANSSON,
Suède, CE ; M. Boriss CILEVIČS,
Lettonie, SOC ; M. Vernon COAKER,
Royaume-Uni, SOC ; M. Corneliu Mugurel COZMANCIUC,
Roumanie, PPE/DC ; M. Zsolt CSENGER-ZALÁN,
Hongrie, PPE/DC ; M. Hendrik DAEMS,
Belgique, ADLE ; Mme Milena DAMYANOVA,
Bulgarie, PPE/DC ; M. David DAVIES,
Royaume-Uni, CE ; Mme Annicka ENGBLOM,
Suède, PPE/DC ; Mme Edite ESTRELA,
Portugal, SOC ; Mme Béatrice FRESKO-ROLFO,
Monaco, ADLE ; Sir Roger GALE,
Royaume-Uni, CE ; M. Marco GATTI,
Saint-Marin, PPE/DC ; Mme Nino GOGUADZE,
Géorgie, CE ; M. Oleksii GONCHARENKO,
Ukraine, CE ; M. Jürgen HARDT,
Allemagne, PPE/DC ; M. John HOWELL,
Royaume-Uni, CE ; M. Viktor IELENSKYI,
Ukraine, PPE/DC ; Mme Mariia IONOVA,
Ukraine, NI ; Mme Hajnalka JUHÁSZ,
Hongrie, PPE/DC ; M. Giorgi KANDELAKI,
Géorgie, PPE/DC ; M. Serhii KIRAL,
Ukraine, CE ; M. Attila KORODI,
Roumanie, PPE/DC ; M. Tiny KOX,
Pays-Bas, GUE ; Sir Edward LEIGH,
Royaume-Uni, CE ; Mme Carmen LEYTE,
Espagne, PPE/DC ; M. Ian LIDDELL-GRAINGER,
Royaume-Uni, CE ; M. Filippo LOMBARDI,
Suisse, PPE/DC ; M. Maciej MASŁOWSKI,
Pologne, CE ; M. Killion MUNYAMA,
Pologne, PPE/DC ; M. Lőrinc NACSA,
Hongrie, PPE/DC ; M. Zsolt NÉMETH,
Hongrie, PPE/DC ; M. Andreas NICK,
Allemagne, PPE/DC ; M. Pieter OMTZIGT,
Pays-Bas, PPE/DC ; Mme Ria OOMEN-RUIJTEN,
Pays-Bas, PPE/DC ; Mme Linda OZOLA,
Lettonie, PPE/DC ; M. Martin POLIAČIK,
République slovaque, ADLE ; Lord Simon RUSSELL,
Royaume-Uni, CE ; M. Frank SCHWABE,
Allemagne, SOC ; M. Serhiy SOBOLEV,
Ukraine, PPE/DC ; Mme Petra STIENEN,
Pays-Bas, ADLE ; M. Davor Ivo STIER,
Croatie, PPE/DC ; M. Raivo TAMM,
Estonie, PPE/DC ; M. Attila TILKI,
Hongrie, PPE/DC ; M. Krzysztof TRUSKOLASKI,
Pologne, PPE/DC ; M. Volker ULLRICH,
Allemagne, PPE/DC ; M. Stefaan VERCAMER,
Belgique, PPE/DC ; M. Martin VICKERS,
Royaume-Uni, CE ; Mme Anne-Mari VIROLAINEN,
Finlande, PPE/DC ; M. Markus WIECHEL,
Suède, CE ; M. Claude WISELER,
Luxembourg, PPE/DC ; M. Morten WOLD,
Norvège, CE ; M. Leonid YEMETS,
Ukraine, NI ; M. Roger ZAVOLI,
Saint-Marin, GDL ; M. Barna Pál ZSIGMOND,
Hongrie, PPE/DC
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Le 17 juillet 2014, le vol MH 17 de la Malaysia Airlines a
été abattu au-dessus de l’est de l’Ukraine. Les 298 personnes à
bord ont péri. Le 21 juillet 2014, le Conseil de sécurité des Nations
Unies a adopté, à l’unanimité, la Résolution 2166 (2014) exigeant
que les responsables soient traduits en justice et que tous les
Etats coopèrent en vue d’établir les responsabilités.
L’enquête de sécurité aérienne prévue par la Convention de
Montréal et confiée au bureau néerlandais OVV a été entravée par
le refus de la Fédération de Russie de donner accès à toutes les
données radar pertinentes. Les dépouilles des victimes et d’autres
preuves n’ont pas été immédiatement remises aux enquêteurs après le
crash. Récemment, le procureur général des Pays-Bas a annoncé, sur
la base des travaux de l’équipe internationale d’enquête, qu’il
allait poursuivre quatre suspects: Igor Girkin, Sergey Dubinski,
Oleg Pulato et Leonid Kharchenko.
Il est impératif que justice soit faite et que tous les États
membres coopèrent pleinement avec les efforts consentis en ce sens
par les États qui en ont la compétence. En vertu de l’Article 2
de la Convention européenne des droits de l'homme, tous les États
parties ont l’obligation de mener des enquêtes effectives pour identifier
les responsables des pertes en vies humaines survenues sur leur
territoire et de punir les responsables. Les personnes soupçonnées
de crimes graves devraient être soit extradées à la demande de l’État
chargé de l’enquête et des poursuites, soit poursuivies dans leur
pays d’origine si ce dernier n’extrade pas ses ressortissants.
L’Assemblée parlementaire devrait donc mener une enquête sur
la mesure dans laquelle les pays ont réalisé les enquêtes nécessaires
en vertu de la Convention européenne des droits de l'homme et coopéré
entre eux comme le demandait le Conseil de sécurité des Nations
Unies, et adopter les recommandations appropriées.