Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Les attentats meurtriers perpétrés à l’encontre des juifs
à différents endroits en Europe ont heurté la conscience des dirigeants
et des populations du continent. Les juifs qui en ont été la cible
étaient visés uniquement parce qu’ils étaient juifs, ce qui est
inacceptable à notre époque. La montée de l’antisémitisme a été
reconnue par les plus hautes autorités des Nations Unies, de l’Union
européenne et de nombreux gouvernements nationaux. Les gouvernements
ont promis de lutter de plus belle contre l’antisémitisme au niveau
national, régional et international.
L’antisémitisme et l’ignorance de l’holocauste progressent
néanmoins. À ces comportements s’ajoutent les sentiments d’insécurité
et d’hostilité éprouvés par de nombreux juifs et leurs communautés.
Selon un rapport du mois de décembre 2018 de l’Agence des droits
fondamentaux de l’Union européenne, 90 % des juifs européens pensent
que l’antisémitisme a augmenté dans le pays où ils vivent. En 2018,
les agressions antisémites ont progressé de 74 % en France, tandis
que les agressions violentes ont augmenté de 60 % en Allemagne en
à peine un an.
Il importe donc que l’Assemblée parlementaire élabore de nouveaux
outils pour lutter contre le nouveau visage de l’antisémitisme,
ainsi que pour réévaluer les mesures déjà en vigueur.