Les autorités turques doivent prendre des mesures pour garantir la jouissance effective du droit à la liberté de réunion pacifique des personnes LGBTI, membres à part entière de la société
Déclaration écrite
No.
684
| Doc. 14935
| 28 juin 2019
- Signataires :
- Mme Petra BAYR,
Autriche, SOC ; Mme Ann-Britt ÅSEBOL,
Suède, PPE/DC ; Mme Maria Elena BOSCHI,
Italie, SOC ; Mme Rósa Björk BRYNJÓLFSDÓTTIR,
Islande, GUE ; M. Maurizio BUCCARELLA,
Italie, NI ; Mme Doris BURES,
Autriche, SOC ; Mme Jette CHRISTENSEN,
Norvège, SOC ; Mme Lise CHRISTOFFERSEN,
Norvège, SOC ; M. Vernon COAKER,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Stella CREASY,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Pero DÜNDAR,
Turquie, GUE ; Mme Edite ESTRELA,
Portugal, SOC ; Mme Tarja FILATOV,
Finlande, SOC ; Mme Béatrice FRESKO-ROLFO,
Monaco, ADLE ; Mme Eglantina GJERMENI,
Albanie, SOC ; Mme Marija GOLUBEVA,
Lettonie, ADLE ; Mme Miren GORROTXATEGUI,
Espagne, GUE ; Mme Zita GURMAI,
Hongrie, SOC ; M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; M. Momodou Malcolm JALLOW,
Suède, GUE ; M. Tiny KOX,
Pays-Bas, GUE ; M. Pere LÓPEZ,
Andorre, SOC ; M. Killion MUNYAMA,
Pologne, PPE/DC ; M. Joseph O'REILLY,
Irlande, PPE/DC ; M. Henk OVERBEEK,
Pays-Bas, GUE ; M. Thomas PRINGLE,
Irlande, GUE ; M. Jussi SARAMO,
Finlande, GUE ; Mme Petra STIENEN,
Pays-Bas, ADLE ; M. Damien THIÉRY,
Belgique, ADLE ; Mme Violeta TOMIĆ,
Slovénie, GUE ; M. Manuel TORNARE,
Suisse, SOC
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Les interdictions des Marches des fiertés à Izmir et Antalya,
décidées respectivement par le gouvernorat d’Izmir le 14 juin 2019
et le gouvernorat d’Antalya le lendemain, sont le signe que les
autorités turques ne respectent pas leur obligation positive de
garantir à la fois la sécurité publique et la liberté de réunion.
Dans d’autres villes, ces manifestations risquent également d’être
interdites de manière imminente, y compris à Istanbul, où la Marche
des fiertés est menacée pour la cinquième année consécutive.
L’interdiction des Marches des fiertés par les gouvernorats
d’Izmir et d’Antalya est l’exemple le plus récent d’une série de
mesures gouvernementales similaires prises en Turquie ces dernières
années, officiellement pour des raisons de sûreté publique, de sécurité
nationale, d’ordre public, de protection des bonnes mœurs ou des
droits et libertés d’autrui, ainsi que pour prévenir d’éventuelles
violences et d’éventuels actes terroristes. Comme la Cour européenne
des droits de l’homme l’a souligné à plusieurs reprises, le fait
qu’une manifestation puisse importuner ou offenser des personnes
opposées aux idées ou revendications qu’elle cherche à promouvoir
ne saurait constituer un motif recevable d’interdiction d’un rassemblement
pacifique.
Nous appelons les autorités turques à garantir la jouissance
effective du droit à la liberté de réunion pacifique des personnes
LGBTI, membres à part entière de la société.