3.2.1 à fournir aux victimes du terrorisme une
assistance médicale, psychologique, matérielle, juridique et sociale
appropriée, de façon urgente et sur le long terme;
3.2.2 à garantir aux victimes du terrorisme le droit à une restitution,
une réparation ou une indemnisation équitables, sans condition de
revenus et indépendamment de leur statut de résident ou de leur
nationalité, dans l’État où l’attentat a eu lieu, ainsi qu’aux membres
de leur famille proche ou aux bénéficiaires de la victime directe;
3.2.3 à veiller à ce qu’un organisme public spécialisé réponde
aux besoins des victimes d'actes terroristes en adoptant une approche
globale et empathique, axée sur les victimes;
3.2.4 à élaborer des services et des supports d’information
multilingues décrivant les services nationaux d’assistance aux victimes;
3.2.5 à veiller à ce que les organismes et organes publics et
les services sociaux, qui ne s’occupent pas spécifiquement des victimes
d’actes terroristes, mais avec lesquels celles-ci peuvent interagir,
reçoivent des financements appropriés et à ce que leur personnel
reçoive une formation adéquate et continue;
3.2.6 à assurer la coordination entre les organismes publics
compétents afin de réduire au minimum les formalités administratives
pour les victimes, d’assurer la cohérence des prestations de services
et de garantir une transparence maximale;
3.2.7 à accorder une attention particulière aux besoins spécifiques
des groupes vulnérables de victimes tels que les victimes transfrontalières,
les minorités, les femmes, les jeunes et les enfants;
3.2.8 à offrir aux victimes de terrorisme, dans la mesure du
possible, la possibilité de participer aux procédures pénales les
concernant;
3.2.9 à veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour protéger
de manière adéquate les victimes de toute nouvelle maltraitance,
tant de la part des assaillants à l’origine de l’attaque que de
ceux ralliés à leur cause, et de toute victimisation secondaire
résultant de leurs interactions avec les autorités;
3.2.10 à défendre la dignité et la vie privée des victimes en
les informant de leurs droits en ce qui concerne les médias et le
droit de contrôler leur vie privée et leur droit à l’image, et en encourageant
la presse à respecter certaines normes d’éthique et à éviter les
reportages dégradants ou sensationnalistes, tout en respectant la
liberté de la presse;
3.2.11 à sensibiliser le public aux risques que peuvent représenter
les réseaux sociaux lorsqu’ils véhiculent des informations ou des
images privées et potentiellement choquantes concernant les victimes
ou les attentats terroristes;
3.2.12 à envisager la création de fonds humanitaires provenant
d’appels aux dons spécifiques ou, à tout le moins, en superviser
les conditions et en assurer le contrôle, afin de s’assurer que les
fonds recueillis par le public soient utilisés de manière effective
et efficiente;
3.2.13 à lutter contre les discours et les diverses formes d’incitations
des terroristes, conformément à la
Résolution 2221 (2018) de l’Assemblée
sur les contre-discours face au terrorisme, par le biais de programmes
scolaires et de campagnes de sensibilisation soulignant les valeurs
suprêmes que sont la dignité humaine, la paix, la non-violence,
la tolérance et les droits humains, et en impliquant les victimes
d’actes terroristes;
3.2.14 à prendre des mesures appropriées pour parvenir à la reconnaissance
sociale et à la commémoration des victimes, par le biais des musées,
des monuments commémoratifs et des médailles, par exemple;