Présence de policiers chinois en Europe
Déclaration écrite
No.
699
| Doc. 15042
| 28 janvier 2020
- Signataires :
- M. Konstantin KUHLE,
Allemagne, ADLE ; M. Iulian BULAI,
Roumanie, ADLE ; Mme Yolaine de COURSON,
France, ADLE ; Mme Jennifer DE TEMMERMAN,
France, ADLE ; M. Fabien GOUTTEFARDE,
France, ADLE ; M. Christoph HOFFMANN,
Allemagne, ADLE ; M. Michael Aastrup JENSEN,
Danemark, ADLE ; M. Claude KERN,
France, ADLE ; M. Eerik-Niiles KROSS,
Estonie, ADLE ; M. Michael LINK,
Allemagne, ADLE ; Mme Alexandra LOUIS,
France, ADLE ; M. Edmon MARUKYAN,
Arménie, ADLE ; Mme Kathrine OLLDAG,
Danemark, ADLE ; M. Martin POLIAČIK,
République slovaque, ADLE ; Mme Isabelle RAUCH,
France, ADLE ; M. Axel SCHÄFER,
Allemagne, SOC ; M. Frithjof SCHMIDT,
Allemagne, SOC ; M. Frank SCHWABE,
Allemagne, SOC ; Mme Petra STIENEN,
Pays-Bas, ADLE ; Mme Liliana TANGUY,
France, ADLE ; Mme Nicole TRISSE,
France, ADLE ; M. Sylvain WASERMAN,
France, ADLE ; Mme Martine WONNER,
France, ADLE
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Au cours des dernières années, la République populaire de
Chine a accru sa présence et son influence en Europe, en multipliant
les efforts pour renforcer ses relations bilatérales avec certains
États membres du Conseil de l’Europe.
Depuis 2016, il existe un programme d’échange entre l’Italie
et la République populaire de Chine, qui comprend notamment le stationnement
et de déploiement de forces de police chinoises en Italie. Des programmes
similaires existent dans d’autres États membres du Conseil de l’Europe,
par exemple en Serbie et en Croatie. Des agents de police chinois
patrouillent ainsi dans différentes villes européennes.
Si le Conseil de l’Europe et ses États membres appellent de
leurs vœux la coopération internationale et le dialogue dans le
domaine du maintien de l’ordre, une coopération qui conduit à la
présence de policiers dans l’espace public devrait être reconsidérée
par les États membres dès lors que le partenaire est un pays qui
ne respecte pas les droits humains, l’État de droit et les valeurs
de la démocratie.